Communiqué du Maire de Martignas, Michel Vernejoul
(sur le site de la ville de Martignas)
Rappel des faits
Fin avril 2011, le Préfet avait présenté un « projet de rationalisation » de la carte des intercommunalités au sein du département,
prévoyant que Martignas intègre la Communauté Urbaine de Bordeaux élargie, devenant alors la « Métropole ».
Il avait alors laissé 3 mois aux Municipalités concernées pour se prononcer sur cette question cruciale.
En juin, par délibération, la Ville de Martignas avait émis un avis défavorable et demandé un moratoire lui permettant de faire un choix
pertinent et objectif entre les 2 options qui se présentaient à elle : l’intégration à la Communauté de Commune Cestas Canéjan ou à la CUB. La Ville souhaitait recueillir également l’avis des
Martignassais sur ce sujet avant toute décision.
La décision du 15 décembre 2011
Alors que le Premier Ministre avait décidé, dans son discours du 7 octobre à Richelieu, de « donner davantage de temps à la concertation
et ne pas s’enfermer dans des contraintes de calendrier », le Préfet a refusé d’accorder le délai supplémentaire demandé par la Ville.
Il a imposé sa décision d’achever son « schéma départemental » lors de la réunion de la Commission Départementale de Coopération
Intercommunale du 15 décembre. De fait, la Ville de Martignas, contrainte de se positionner, se voit rattachée à La Communauté Urbaine de Bordeaux conformément au schéma initial présenté par le
Préfet en avril 2011.
La position du Maire
« Je déplore l’empressement dont fait preuve le Préfet, M. Stéfanini, sur ce dossier. Il n’a pas tenu compte de notre démarche, pourtant
légitime, de vouloir étudier de façon comparative les deux hypothèses qui nous sont présentées.
Il nous prive de cette démarche, pourtant riche d’enseignements. Je rappelle en effet que la Ville de Martignas n’appartient aujourd’hui à
aucune intercommunalité : elle se doit donc d’étudier les deux options d’intégration.
Quel est l’outil qui rendra les meilleurs services aux Martignassais pour les 30 prochaines années ? Cette question mérite mieux qu’une
décision brutale et précipitée.
Si hier, une intercommunalité de proximité, à taille humaine, semblait évidente, aujourd’hui, face aux nouveaux enjeux que sont les
transports et les déplacements (essentiellement tournés vers la CUB), l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets, l’entretien des voiries, le développement économique, … il est légitime de
vouloir approfondir la question.
Les premiers éléments de comparaison dont nous disposons sont intéressants et nous confortent dans notre démarche. Ils montrent par exemple
que :
• pour la gestion des déchets, le taux de la CUB est inférieur de 2 points à celui des Martignassais ;
• côté déplacement, les tarifs des titres de transports sont moitié moins chers dans la CUB (le prix du trajet Martignas- Mérignac est
actuellement de 3,60€, alors qu’à l’intérieur de la CUB, quel que soit le trajet, avec la tickarte, le tarif est de 1,40€, quel que soit le trajet)
• l’entretien des voiries serait mutualisé, entraînant ainsi des économies d’échelle conséquentes ;
• par contre, les coûts liés à l’eau et l’assainissement sont légèrement plus élevés dans la CUB (3,16€ pour Martignas/St-Jean-d’Illac,
contre 3,47€ à la CUB) ;
• Enfin, contrairement aux idées reçues, une intégration à la CUB n’aurait aucun impact fiscal sur les ménages Martignassais. En effet,
c’est la Ville qui lève l’impôt portant sur les ménages (Taxe Foncière, Taxe d’Habitation). La CUB ne lève, quant à elle, que l’impôt économique (ex-Taxe Professionnelle).
L’analyse de ces 1ers éléments confirme la pertinence de notre choix de faire une évaluation comparée. C’est pour affiner cette
étude que nous avions demandé un délai supplémentaire de 6 mois.
Le Préfet l’a refusé.
Il va donc prendre l’arrêté de périmètre, suite au vote à la majorité par la CDCI, d’ici fin décembre. De notre côté, notre position
définitive par rapport à cet arrêté devra être prise dans le courant du 1er semestre 2012.
Malgré le choix du Préfet, j’ai décidé d’aller au bout de notre étude. Comme je m’y suis engagé, nous poursuivons notre démarche : réunions
de travails avec les élus et les techniciens, comparaison des coûts, information et concertation des Martignassais.
Ainsi, dès que l’ensemble des éléments comparatifs et aboutis seront connus et définitifs seront connus, nous les diffuserons auprès de la
population à travers les médias, le magazine municipal, le site internet et des réunions publiques se tiendront à compter de mars. »