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MÉRIGNAC, BEUTRE. La première réunion plénière du conseil de quartier s'est déroulée, jeudi, dans une ambiance houleuse. L'absence de la desserte Internet haut débit et la voirie sont en cause
Des années de frustration rentrée et de promesses non tenues : il n'en fallait pas davantage pour chauffer à blanc une salle de 200 personnes prévue pour en accueillir initialement 50.
Bernard Le Roux, premier adjoint délégué à la démocratie citoyenne, l'a appris à ses dépens. Las de voir passer les trains sans être du voyage, les Beutrois ont livré leur exaspération sans
retenue. Entre l'absence de l'ADSL dans les chaumières, du tout-à-l'égout et des trottoirs dans les rues, les griefs sont légion.
article complet : http://www.sudouest.com/gironde/actualite/rive-gauche/article/804546/mil/5476937.html
Auteur : Olivier delhoumeau
source : Sud Ouest.com du samedi 12 décembre 2009
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; parageaud ; illac 2014
Le Sénat a adopté dans la nuit de samedi à dimanche la réforme de la taxe professionnelle, inscrite dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2010. Le gouvernement s’est rallié à la version sénatoriale du texte - réécrit dans une large mesure - avec des « clauses de revoyure » très encadrées, permettant d’y revenir dans quelques mois. La majorité UMP et centriste s’est ainsi donnée une importante marge de manoeuvre en imposant au gouvernement deux « rendez-vous législatifs », d’abord fin juin 2010, puis en 2011 après le vote de la réforme des collectivités qui va bouleverser leur organisation et leurs compétences. « Le texte ne sera définitif qu’après une période probatoire de six mois », s’est réjoui Jean-Pierre Raffarin (UMP), qui avait mené une fronde de 24 sénateurs de la majorité contre le texte. L’ancien Premier ministre s’est lui aussi rallié à la réécriture par le biais d’amendements, déposés par le rapporteur de la commission des finances, Philippe Marini, modifiant assez profondément la version votée en première lecture par les députés. Le Sénat avait entériné, dans la première partie du PLF 2010, le principe de la suppression de la taxe professionnelle, qui constitue l’essentiel des ressources des collectivités. Il avait aussi approuvé son remplacement par une contribution économique territoriale (CET) constituée d’une cotisation foncière et d’une cotisation sur la valeur ajoutée. Restait le plus délicat, la répartition du produit de ces nouvelles taxes entre communes, départements et régions. Un dispositif a été arrêté dans la deuxième partie du PLF 2010 pour arracher le feu vert de la majorité. Outre les « clauses de revoyure », le Sénat a remplacé une partie de la compensation par l’Etat des pertes de ressources pour les collectivités par un système compliqué de dégrèvements. La ministre de l’Economie Christine Lagarde a voulu s’y opposer mais a finalement retiré ses amendements face à l’opposition de sa majorité. Quant à la répartition des ressources, le Sénat a nettement avantagé le « bloc communal » (communes et EPCI). Selon la version finale, les communes et les intercommunalités récupéreront 100% de la cotisation foncière, mais aussi 26,5% de la cotisation sur la valeur ajoutée - contre 48,5% pour les départements et 25% pour les régions. La commission des finances du Sénat a, selon son président centriste Jean Arthuis, imaginé une solution « maintenant le lien entre l’entreprise et le territoire, tout en limitant les effets négatifs du barème progressif qui, sans cela, aurait pénalisé les communes ayant beaucoup de PME ». Les entreprises verseront bien 11,5 milliards de cotisation sur la valeur ajoutée. Mais les collectivités recevront 15,3 milliards, correspondant à un taux théorique de 1,5% appliqué sur une base plus large d’entreprises. L’État complétera la différence, sous forme de dégrèvements. Ainsi, les communes auront intérêt à attirer des petites entreprises, lesquelles ne paieront pas de CET. Celle-ci sera tout de même versée aux collectivités, directement, par l’Etat. Une « mission parlementaire », proposée par Jean-Pierre Raffarin devrait tenir l’ensemble des élus informés de l’évolution des simulations. Christine Lagarde s’est déclarée favorable à une telle mission. Après le vote, demain mardi 8, de l’ensemble du PLF 2010 par le Sénat, cette réforme sera soumise à une commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés) qui devrait entériner, le 14 décembre prochain, la version du Sénat. « Nous avons l’accord du rapporteur UMP du budget de l’Assemblée Gilles Carrez », a assuré à l’AFP le président de la commission des finances Jean Arthuis. Néanmoins, un recours devant le Conseil constitutionnel étant fort probable, le texte définitif n’est pas encore adopté.
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TRANSPORTS. Alors qu'au nord de Bordeaux, le tracé est
déjà connu, les fuseaux de 1 000 mètres viennent d'être présentés au sud. Un seul sera bientôt choisi.
Vous pouvez télécharger en pdf les propositions de tracés de la
future LGV :
- Gironde, Lot-et-Garonne Ouest (3 Mo)
- Lot-et-Garonne Est (5 Mo)
- Nord Landes (4 Mo)
- Sud Landes Pays Basque (4 Mo)
Au sud de Bordeaux, l'étau de la future ligne LGV se resserre. Les élusconcernés par le tracé entre Bordeaux et Toulouse ou Bordeaux et l'Espagne ont pu découvrir la semaine dernière les hypothèses de fuseaux de 1 000 mètres de large. « Sud Ouest » les présente à partir d'aujourd'hui en exclusivité à ses lecteurs.
Auteur : Bruno Béziat
Article complet : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/economie/article/781719/mil/5394829.html
Source : sud ouest du lundi 23 novembre 2009
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; parageaud ; illac 2014
Vous pouvez télécharger en pdf les propositions de tracés de la future LGV :
- Gironde,
Lot-et-Garonne Ouest (3 Mo)
- Lot-et-Garonne
Est (5 Mo)
- Nord Landes (4 Mo)
- Sud Landes Pays
Basque (4 Mo)
Au sud
de Bordeaux, l'étau de la future ligne LGV se resserre. Les élusconcernés par le tracé entre Bordeaux et Toulouse ou Bordeaux et l'Espagne ont pu découvrir la semaine dernière les hypothèses de
fuseaux de 1 000 mètres de large. « Sud Ouest » les présente à partir d'aujourd'hui en exclusivité à ses lecteurs
article complet :
Jean-Pierre Treiber a été arrêté vendredi 20 novembre à Melun, en Seine-et-Marne. Assassin
présumé de Géraldine Giraud et de son amie
Katia Lherbier, il s'était évadé le 8
septembre dernier de la prison d'Auxerre en se dissimulant dans un carton. Le fugitif "va être déféré au palais de justice d'Auxerre dans la foulée, mis en
examen et réincarcéré", a indiqué le procureur de la République d'Auxerre, François Pérain.
article complet : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/20/jean-pierre-treiber-a-ete-arrete_1270056_3224.html#ens_id=1269151
source :
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.11.09 | 16h57
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; parageaud ; illac 2014
La réforme de la fiscalité locale et des collectivités territoriales suscite un vent de révolte chez tous les élus, à droite comme à gauche
Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France (ADF), était hier « très en colère contre Nicolas Sarkozy » et son projet de réforme des collectivités territoriales.
Président socialiste du Conseil général des Côtes-d'Armor, il parlait encore sous le coup de l'émotion. Il avait réussi à rassembler à Paris 2 200 des quelque 4 220 conseillers généraux pour protester à la fois contre la suppression de la taxe professionnelle et contre la création de conseillers territoriaux élus au suffrage de circonscription à un seul tour. Selon lui, ce sont « la démocratie territoriale et la liberté locale qui sont en cause ».
article complet : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/772123/mil/5369557.html
Auteur : jean-Pierre Deroudille
SUD OUEST | Mardi 17 Novembre 2009
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; reforme
Le « Journal officiel » a publié, samedi, le décret qui inscrit l'opération Bordeaux Euratlantique parmi les opérations d'intérêt national. Le décret publie le périmètre de cette future vaste opération d'aménagement qui s'étend sur quelque 780 hectares autour de la gare Saint-Jean, de chaque côté de la Garonne sur les communes de Bègles, de Bordeaux et de Floirac.
Le projet de décret avait franchi avec succès l'étape du Conseil d'État depuis plusieurs
semaines. Et c'est sans doute le nombre de textes qui patientent au secrétariat général du gouvernement qui en avait quelque peu retardé la publication. Benoist Apparu, le secrétaire d'État
au Logement et à l'urbanisme, s'était montré très rassurant lors de sa visite à Bordeaux début octobre.
Un an ferme, deux ans avec sursis - et l’ancien ministre est libre comme l’air. Il se fend même d’une conférence de presse tonitruante. Certains (mauvais esprits) peuvent s’étonner que dans le même temps, au tribunal de Bobigny par exemple, les condamnés ressortent systématiquement entre deux gendarmes… Suivez-moi dans les dédales de la justice.
Lorsqu’un individu est reconnu coupable d’un délit, il est la plupart du temps condamné à une peine
privative de liberté - de 2 mois à 10 ans. Mais cette peine ne mène pas forcément en prison. Elle peut être assortie d’un sursis. C’est même devenu la règle depuis la refonte du Code pénal. Tout
est parti de l’idée qu’il serait de bon ton que le juge motive spécialement le prononcé des peines inférieures à quatre mois. Mais les sénateurs, en planchant sur ce texte, ont trouvé
paradoxal de motiver les peines de 2 mois de prison et pas celles de 10 ans… Alors, il a été décidé que toutes les peines de prison ferme devraient être spécialement motivées. On est donc
aujourd’hui dans cette situation où le juge prononce une peine qui n’est pas exécutable, sauf à expliquer les raisons pour lesquelles le condamné doit aller en prison.
Donc, en matière de délit, la règle générale, c’est le sursis (sauf pour les condamnations à plus de 5 ans d’emprisonnement). Charles Pasqua a écopé de deux ans de prison avec sursis.
Oui mais aussi d’un an de prison ferme, ce qui aurait dû le mener derrière les barreaux…
Là, on découvre une autre subtilité de la loi. Le tribunal fixe le régime d’application des peines « en fonction des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur ». Cela s’appelle le principe de la personnalisation des peines (art. 132-24 du Code pénal). Pour se décider, le juge met en balance, les intérêts de la victime, la défense de la société, la réinsertion du condamné et la prévention de la récidive. C’est ce dernier point, on s’en doute, qui généralement l’emporte sur les autres.
Les enquiquineurs pourraient estimer que le principe de la personnalisation des peines ne met pas tous les citoyens à égalité devant la loi… Le Conseil constitutionnel s’est penché sur la question avec une position que j’interprète (peut être à tort) en demi-teinte. Sans contester expressément ce principe, la Haute juridiction s’est efforcée d’en définir la portée et d’en marquer les limites (Droit pénal général, Desportes et Le Gunehec). Elle a souligné que l’article 8 de la Déclaration de 1789 n’impliquait pas que la peine soit appréciée en fonction de la personnalité du condamné et que le juge n’avait pas à disposer d’un pouvoir arbitraire ; mais dans le même temps, elle n’a pas contesté le principe de l’individualisation des peines. Alors… Quant à la Convention européenne des droits de l’homme, même si elle ne parle pas de la personnalisation des peines, elle estime que le juge doit être investi d’un pouvoir d’appréciation étendu.
On a quand même l’impression d’une justice sur mesure…
Pour autant, M. Pasqua n’est pas tiré d’affaire. Il a déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour, après avoir autorisé en 1994 l’exploitation du casino d’Annemasse, profité au passage
d’un large crédit pour sa campagne électorale. Or cette peine vient d’être confirmée par la Cour d’appel. Avec cette nouvelle condamnation dans l’affaire de l’Angolagate, son sursis pourrait bien
tomber et il se retrouverait en prison.
Source : Le blog de Georges Moréas (le monde.fr)
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; pasqua
La réforme du lycée entre dans la dernière ligne droite. Annoncée dans ses grandes lignes le 13 octobre dernier par Nicolas Sarkozy, elle fait actuellement l'objet de négociations entre le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel,
et les syndicats d'enseignants. Le texte final sera présenté en décembre, pour une application à la rentrée 2010 pour les classes de seconde. " Les Echos " dévoilent le projet de la rue de
Grenelle.
article complet : http://www.lesechos.fr/info/france/300389648-reforme-du-lycee-le-projet-du-gouvernement.htm
auteur : Maxime Amiot
source : les échos.fr du 13 novembre 2009
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; lycee
[ 13/11/09 - 18H07 - actualisé à 18:30:00 ]
La réforme du lycée entre dans la dernière ligne droite. Annoncée dans ses grandes lignes le 13 octobre dernier par Nicolas Sarkozy, elle fait actuellement l'objet de négociations entre le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel,
et les syndicats d'enseignants. Le texte final sera présenté en décembre, pour une application à la rentrée 2010 pour les classes de seconde. " Les Echos " dévoilent le projet de la rue de
Grenelle.
Aujourd'hui, les élèves disposent de trois heures hebdomadaire " d'enseignement de détermination " : langue vivante 2, sciences économiques et sociales, langues anciennes, arts plastiques... Avec la réforme, la langue vivante 2 serait intégrée au tronc commun et les lycéens devraient opter pour deux " enseignements d'exploration " de 1h30 chacun, facilitant l'orientation. Si les contenus de ces enseignements restent encore à définir, ce changement aurait des conséquences non négligeables : certaines matières, enseignées jusqu'ici en " enseignement de détermination ", verraient mécaniquement leurs heures divisées par deux, passant de trois heures à 1h30. L'Association des professeurs de sciences économiques et sociales a dénoncé le projet du ministère, qui réduit selon elle l'enseignement de l'économie au rang de simple "accessoire".
Dans la future classe de première, environ 60 % des enseignements seraient dispensés en tronc commun. Les élèves de série scientifique, littéraire et économique seraient ainsi regroupés pour suivre leurs cours de français, de langues vivantes, d'histoire-géographie, d'éducation civique, d'EPS et l'accompagnement personnalisé. De quoi faciliter " l'acquisition d'une culture commune ", selon le ministère, mais aussi de rationaliser les classes, et de rendre la première moins spécialisée, et donc plus propice aux réorientations. La filière littéraire sera centrée sur l'apprentissage des langues, mais pas seulement. Un enseignement des " grands enjeux du monde contemporain " y sera introduit, tandis qu'un nouveau programme d'histoire géographie, plus " tourné vers la préparation à l'enseignement supérieur, sera mis en place en classe terminale ". L'année du Bac serait, elle, plus spécialisée, avec la mise en place de nouvelles spécialités : " informatique et société du numérique " en S ; sciences sociales, économie approfondie ou mathématiques appliquées en ES ; mathématiques appliquées, grands enjeux du monde contemporain, langues vivantes et langues anciennes et arts en L.
Des stages passerelles d'une durée de deux semaines permettront aux élèves de première qui le souhaitent de changer de voie ou de série. Ils seront accordés sur décision du conseil de classe et assurés par des enseignants volontaires. Un tutorat sera assuré par des enseignants ou conseillers principaux d'éducation volontaires, afin d'accompagner l'élève tout au long de son parcours.
Deux heures d'accompagnement personnalisé seront dévolues à l'ensemble des élèves. Intégrée dans l'emploi du temps, cette plage horaire sera encadrée par les enseignants, qui recevront " dès 2010 une formation spécifique à l'utilisation de ce nouveau temps pédagogique ". Comme l'a confirmé jeudi Luc Chatel, l'utilisation de ces heures sera laissée au libre arbitre du conseil pédagogique de l'établissement. Celui-ci en définira notamment le contenu (soutien scolaire, perfectionnement, apprentissage de méthode de travail, aide à l'orientation)... Surtout, cette autonomie accrue des établissements devrait être étendue à l'ensemble des heures effectuées en groupe (modules, travaux personnels encadrés... ). Un texte réglementaire devrait ainsi venir préciser le rôle du conseil pédagogique, afin de lui donner plus de pouvoirs en la matière. De nouvelles marges de manoeuvres saluées par l'Unsa-SE et le Sgen CFDT, mais dénoncée par le Snes-FSU (majoritaire), qui veut un cadrage national du ministère. Autre inconnue : quelles disciplines verront leurs horaires diminuer ? Pour l'heure, la rue de Grenelle avance avec prudence, désireuse de ne pas heurter de front les lobby disciplinaires. Réponse au début du mois de décembre.
SUD OUEST du vendredi 13 Novembre 2009
TRANSPORTS. Qui sont ces militants qui s'opposent farouchement à la ligne grande vitesse du tracé sud ? Ils ne désarment pas et font des élections régionales
un cheval de bataille
L'été dernier a été avalisé par le gouvernement le schéma de développement, proposé par le Grenelle de
l'environnement, de nouvelles lignes à grande vitesse. 2 000 kilomètres de voies neuves sont concernés, dont une grande partie dans notre région. Et, presque à la surprise générale, des voix se
sont élevées pour s'opposer à ce projet censé dégager le ciel et les routes. Qui sont ces anti-LGV ? Il y a quinze jours, ils étaient plus de 10 000 à manifester dans les rues de Bayonne. Du
jamais-vu dans la ville du roi Léon. Et les réunions publiques dans le Sud-Gironde font toujours le plein.
Article complet : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/767971/mil/5354264.html Auteur : JACKY SANUDO
Source : SUD OUEST du vendredi 13 Novembre 2009
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; lgv
TRANSPORTS. Qui sont ces militants qui s'opposent farouchement à la ligne grande vitesse du tracé sud ? Ils ne désarment pas et font des élections régionales un cheval de bataille
L'été dernier a été avalisé par le gouvernement le schéma de développement, proposé par le Grenelle de l'environnement, de nouvelles lignes à grande vitesse. 2 000 kilomètres de voies neuves sont concernés, dont une grande partie dans notre région. Et, presque à la surprise générale, des voix se sont élevées pour s'opposer à ce projet censé dégager le ciel et les routes. Qui sont ces anti-LGV ? Il y a quinze jours, ils étaient plus de 10 000 à manifester dans les rues de Bayonne. Du jamais-vu dans la ville du roi Léon. Et les réunions publiques dans le Sud-Gironde font toujours le plein.
Certains ne voient en eux que des « nimbys », ces « ronchons » qui ont adopté la position éthique et politique qui consiste à ne pas tolérer de nuisances dans leur environnement proche. D'autres les soupçonnent de vouloir revenir à l'âge des diligences, d'être des apôtres de la décroissance, des altermondialistes allant à l'encontre de la modernité...
« Ces qualificatifs utilisés par ceux qu'on gêne sont un moyen d'éluder le débat. Je ne suis pas technophobe mais technocritique. Il y a des limites au progrès si on ne fait plus cas de l'humain. Il faut savoir s'arrêter. Trois heures entre Paris et Bordeaux, c'est bien suffisant. Pourquoi lancer un projet pharaonique et ruineux pour gagner 50 minutes ? » s'interroge le chercheur Simon Charbonneau, un des chefs de file du mouvement.
« Machine arrière »
L'auteur de « Résister pour sortir du développement » avance un coût de 15 milliards d'euros pour la totalité du projet. « Je sais bien qu'il a été acté, mais cela ne signifie pas que c'est fait. La mobilisation continue contre ces cabinets d'études qui marchent à fond et ces ingénieurs et politiques qui manquent de bon sens. On espère que l'État fera machine arrière, car la banqueroute le guette », affirme-t-il.
Victor Pachon, instituteur à la retraite de Mouguerre, est à la pointe du combat en Pays basque. Là, peut-être plus qu'ailleurs, ils sont nombreux à espérer que tout n'est pas joué. « Que les choses soient claires : nous ne sommes pas hostiles au ferroviaire. Le fret et les TER (merci la Région) tissent du lien social, pas les TGV. Ces derniers sont un plus pour les grandes villes qui ont pour rêve l'Eurocité. Elles veulent attirer toutes la matière grise avec leurs aéroports, autoroutes et gares TGV. Ces cités du tertiaire grandissent en nous aspirant. Bref, le TGV assèche la province », clame-t-il.
Depuis 1992, il est à la tête du Cade (Coordination des associations de défense de l'environnement), qui regroupe 43 associations. Sa connaissance des dossiers en fait un adversaire convaincant et redouté. La majorité des rapports sur le sujet, français et européens, sont passés entre ses mains. « C'est simple, lors des réunions dans les villages, 90 % des documents que j'utilise pour mon diaporama proviennent de RFF (Réseau ferré de France) et de la SNCF », assure le bretteur. Des documents qui le confortent dans l'idée que « la priorité n'est pas de créer de nouvelles voies mais de moderniser l'existant ».
Selon lui, la LGV est source d'usure du matériel, d'effondrements de lignes et de consommation supérieure. Il dit que la vitesse sera de toute manière limitée à 220 km/h. Victor Pachon égraine un chapelet d'arguments et dénonce « l'arrogance de RFF et la Région ».
Remonté comme une pendule, il n'a pas hésité à organiser des référendums sur le sujet dans les communes basques. Il assure des participations dignes de municipales et indique que plus de 90 % des participants se sont prononcés contre la LGV. « On trouve chez nous des nonmilitants, des élus de droite, de gauche, des abertzale. Même le PNV (Parti nationaliste basque) nous soutient alors qu'il est l'initiateur du projet TGV au sud », poursuit Victor Pachon.
Jean-Louis Laduche, maire d'Ascain (sans étiquette, ex-divers droite), fait partie des 29 élus du Pays basque qui étaient présents à la manifestation du 17 octobre. Il en était même un des organisateurs. « Je suis une puce dans cette affaire, mais je ne veux pas y perdre mon âme. Si le tunnel de 10 kilomètres sous la Rhune est construit, j'irai porter ma démission de président de Natura 2000 à Bruxelles. » L'édile, pompier professionnel, souhaite une nouvelle expertise du projet qui confirmerait ce qu'a déjà annoncé en 2006 le cabinet suisse Citec, contacté à la demande des opposants. À savoir, des aménagements minimes sur les voies existantes permettraient d'absorber le trafic actuel et à venir. Un nouveau débat technique s'est tenu le 6 novembre, à la Communauté de communes Sud Pays basque. L'idée d'une action en justice a germé chez les élus.
« Des milliers d'électeurs »
Plus au nord, c'est une manifestation qui est annoncée à la gare de Langon, le 28 novembre. Denise Cassou, enseignante retraitée, sera en tête de cortège. La présidente de LEA (Landes Environnement Attitude) mène la fronde dans le Sud-Gironde. « Avec 600 millions d'euros investis, la Région va s'endetter pour quarante ans. Ceci pour un projet qui va à l'encontre de l'aménagement du territoire avec des gares excentrées, comme celle prévue à Mont-de-Marsan, pas vraiment judicieuses pour le bilan carbone », dit-elle.
Aujourd'hui, les anti attendent avec impatience la publication des listes pour les Régionales. « Nous savons qui est pour et contre la LGV. Et nous saurons dire non pas pour qui voter mais contre qui. L'associatif représente des milliers d'électeurs et les candidats feront bien de s'en méfier », avertit Victor Pachon.
À 65 ans, le sénateur socialiste landais Jean-Louis Carrère a décidé de ne pas se représenter à la Région. Encore un temps vice-président de la collectivité, chargé des infrastructures, il a toujours été en première ligne sur le dossier LGV.
« Sud Ouest ».
Quelle image avez-vous de ces personnes qui vont contre le projet que vous portez ? Jean-Louis Carrère. Parmi eux, il y a des gens sincères de grande qualité. Ma porte leur est toujours ouverte. J'ai travaillé avec eux à tous les stades du débat public. Le problème, c'est que l'opposition à la LGV se cristallise au Pays basque et on se demande le fond des choses. J'ai du respect pour une manifestation de 10 000 personnes à Bayonne. Mais dans celle-ci, il y a la carpe et le lapin. On y retrouvait des élus UMP, des Verts, des écolos, des associatifs... Involontairement, j'ai l'impression qu'ils défendent des intérêts contraires à leurs idéologies propres.
Que proposez-vous à ces opposants à de nouvelles lignes ?
Leurs arguments ne sont pas secondaires. Il faut que nous prenions en considération les vraies questions qu'ils nous posent et essayer d'apporter les vraies réponses. Je veux qu'on les entende sur l'aspect financier, les nuisances actuelles et futures, le trafic qui ne justifierait pas de nouvelles voies. Mais qu'ils arrêtent d'aller contre le développement et de s'opposer à la grande vitesse par principe. Je leur propose de faire ensemble le cahier des charges de la LGV. Vérifions à chaque phase que nous sommes dans l'épure. Si ce n'est pas le cas, comme nous ne sommes pas des dogmatiques, on pourra renoncer.
Quelle est votre divergence principale ?
Nous sommes pour le développement, pas eux. Bien que souvent d'essence verte ou autre, ils s'opposent aux autoroutes et je le comprends, ils s'opposent au routier, je le comprends, mais qu'ils s'opposent au ferroviaire, là, je ne les suis plus. C'est une prise d'otage. La grande vitesse permet, entre autres, de faire passer du fret sur les voies existantes et sur les voies créées. Mon argument majeur est de leur dire : « Ne laissons pas le sud de l'Aquitaine, et Euskadi en particulier, à l'écart du progrès. » Il y a des enjeux énormes, et ce serait terrible d'être contraints de passer par le Béarn et Saragosse pour rejoindre Madrid et tout l'ouest de l'Espagne. Il y a urgence. Si on ne continue pas le processus, on peut se retrouver en 2016 avec la nécessité absolue de faire quelque chose. Et dès lors, il faudra attendre 2030.
Les associations disent qu'elles vont peser sur les élections régionales.
Cela vous inquiète-t-il ?
Cette forme de protestation est initiée par des personnes dont certaines siègent près de moi au Conseil régional. Elles ont un intérêt politique à se séparer de nous au premier tour pour faire le meilleur score possible. Mais il est dangereux de faire de la politique politicienne sur des grands projets de développement comme celui-ci. Ce sont des attitudes inconséquentes par rapport à l'intérêt général.

Les appels du pied répétés de la majorité n'auront pas suffi. Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a tranché mardi en faveur des socialistes qui exigeaient depuis juillet dernier la poursuite de la procédure visant à créer une commission d'enquête parlementaire sur les sondages commandés par l'Elysée. Une demande qui répondait aux «interrogations» formulées par la Cour des comptes, dans son premier rapport annuel, sur l'important budget alloué par l'Elysée aux enquêtes d'opinion. En 2008, son montant s'est en effet élevé à 3,28 millions d'euros. Le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Christian Frémont, a de son côté révélé mi-octobre, lors de son audition devant l'Assemblée, que le spécialiste des sondages Pierre Giacometti bénéficiait d'un contrat de 43 500 euros mensuels avec l'Elysée et le politologue Patrick Buisson d'un contrat de 10 000 euros par mois.
Le président de l'Assemblée nationale a justifié sa décision par l'absence de poursuite judiciaire en cours. C'est maintenant à la commission des lois de l'Assemblée de «vérifier les conditions requises» pour la création d'une telle commission et de «se prononcer» sur son «opportunité», a-t-il expliqué.
Alors que Michèle Alliot-Marie s'était opposée à la création d'une telle commission, le président du Palais Bourbon a jugé que l'objection de la ministre de la Justice n'était pas un motif d'irrecevabilité. Cette dernière avait en effet estimé que le pouvoir de contrôle du Parlement s'exerçait sur l'action du gouvernement, et non sur celle de la présidence de la République. Un tel contrôle, étant selon elle, inconstitutionnel. «Les nouvelles dispositions de la Constitution et du règlement de l'Assemblée nationale rendent quasi automatique la constitution d'une commission d'enquête, sauf opposition d'une majorité des trois cinquièmes des membres de l'Assemblée», lui a rétorqué mardi Bernard Accoyer. Et d'ajouter : «Il n'est pas d'usage que l'exécutif fasse des remarques sur la façon dont le Parlement doit se saisir de telle ou telle question !»
Selon lui, la commission présidée par Jean-Luc Warsmann (UMP) pourrait statuer d'ici «deux semaines». Trois options sont envisagées : une approbation de la demande socialiste, un rejet ou une modification de son «périmètre», ce qui reviendrait, de facto, à vider la commission d'enquête de sa substance. Cette dernière hypothèse est considérée comme un scénario assez probable selon des sources parlementaires, alors que le patron des députés UMP Jean-François Copé s'est opposé au principe de cette commission d'enquête.
«Il faut avoir une lecture suffisamment large pour ne pas circonscrire les droits du Parlement en matière d'investigation», a conclu Bernard Accoyer, qui n'a «pas le sentiment que l'exécutif soit embarrassé par ce problème». Pourtant, la première secrétaire du parti socialiste Martine Aubry et le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault ont affirmé mardi craindre que la majorité ne «triture» le texte PS sur la création d'une commission d'enquête parlementaire, dans l'objectif de la vider de toute efficacité.
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a quant à lui déploré «l'agitation politicienne» autour de
cette affaire. «Certains socialistes ont un peu la mémoire courte», a-t-il affirmé. Et d'ajouter : «Je me souviens d'une époque où pour un sujet autrement plus grave, (l'affaire de l'attentat
contre le Rainbow Warrior, ndlr), où il y avait quand même mort d'homme, le président François Mitterrand, l'Elysée avaient indiqué qu'il n'était pas question qu'une commission d'enquête
parlementaire interfère sur la politique menée par l'Elysée».
Source le figaro.fr le mardi 10 novembre 2009
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