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Un an ferme, deux ans avec sursis - et l’ancien ministre est libre comme l’air. Il se fend même d’une conférence de presse tonitruante. Certains (mauvais esprits) peuvent s’étonner que dans le même temps, au tribunal de Bobigny par exemple, les condamnés ressortent systématiquement entre deux gendarmes… Suivez-moi dans les dédales de la justice.
Lorsqu’un individu est reconnu coupable d’un délit, il est la plupart du temps condamné à une peine
privative de liberté - de 2 mois à 10 ans. Mais cette peine ne mène pas forcément en prison. Elle peut être assortie d’un sursis. C’est même devenu la règle depuis la refonte du Code pénal. Tout
est parti de l’idée qu’il serait de bon ton que le juge motive spécialement le prononcé des peines inférieures à quatre mois. Mais les sénateurs, en planchant sur ce texte, ont trouvé
paradoxal de motiver les peines de 2 mois de prison et pas celles de 10 ans… Alors, il a été décidé que toutes les peines de prison ferme devraient être spécialement motivées. On est donc
aujourd’hui dans cette situation où le juge prononce une peine qui n’est pas exécutable, sauf à expliquer les raisons pour lesquelles le condamné doit aller en prison.
Donc, en matière de délit, la règle générale, c’est le sursis (sauf pour les condamnations à plus de 5 ans d’emprisonnement). Charles Pasqua a écopé de deux ans de prison avec sursis.
Oui mais aussi d’un an de prison ferme, ce qui aurait dû le mener derrière les barreaux…
Là, on découvre une autre subtilité de la loi. Le tribunal fixe le régime d’application des peines « en fonction des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur ». Cela s’appelle le principe de la personnalisation des peines (art. 132-24 du Code pénal). Pour se décider, le juge met en balance, les intérêts de la victime, la défense de la société, la réinsertion du condamné et la prévention de la récidive. C’est ce dernier point, on s’en doute, qui généralement l’emporte sur les autres.
Les enquiquineurs pourraient estimer que le principe de la personnalisation des peines ne met pas tous les citoyens à égalité devant la loi… Le Conseil constitutionnel s’est penché sur la question avec une position que j’interprète (peut être à tort) en demi-teinte. Sans contester expressément ce principe, la Haute juridiction s’est efforcée d’en définir la portée et d’en marquer les limites (Droit pénal général, Desportes et Le Gunehec). Elle a souligné que l’article 8 de la Déclaration de 1789 n’impliquait pas que la peine soit appréciée en fonction de la personnalité du condamné et que le juge n’avait pas à disposer d’un pouvoir arbitraire ; mais dans le même temps, elle n’a pas contesté le principe de l’individualisation des peines. Alors… Quant à la Convention européenne des droits de l’homme, même si elle ne parle pas de la personnalisation des peines, elle estime que le juge doit être investi d’un pouvoir d’appréciation étendu.
On a quand même l’impression d’une justice sur mesure…
Pour autant, M. Pasqua n’est pas tiré d’affaire. Il a déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour, après avoir autorisé en 1994 l’exploitation du casino d’Annemasse, profité au passage
d’un large crédit pour sa campagne électorale. Or cette peine vient d’être confirmée par la Cour d’appel. Avec cette nouvelle condamnation dans l’affaire de l’Angolagate, son sursis pourrait bien
tomber et il se retrouverait en prison.
Source : Le blog de Georges Moréas (le monde.fr)
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La réforme du lycée entre dans la dernière ligne droite. Annoncée dans ses grandes lignes le 13 octobre dernier par Nicolas Sarkozy, elle fait actuellement l'objet de négociations entre le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel,
et les syndicats d'enseignants. Le texte final sera présenté en décembre, pour une application à la rentrée 2010 pour les classes de seconde. " Les Echos " dévoilent le projet de la rue de
Grenelle.
article complet : http://www.lesechos.fr/info/france/300389648-reforme-du-lycee-le-projet-du-gouvernement.htm
auteur : Maxime Amiot
source : les échos.fr du 13 novembre 2009
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; lycee
[ 13/11/09 - 18H07 - actualisé à 18:30:00 ]
La réforme du lycée entre dans la dernière ligne droite. Annoncée dans ses grandes lignes le 13 octobre dernier par Nicolas Sarkozy, elle fait actuellement l'objet de négociations entre le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel,
et les syndicats d'enseignants. Le texte final sera présenté en décembre, pour une application à la rentrée 2010 pour les classes de seconde. " Les Echos " dévoilent le projet de la rue de
Grenelle.
Aujourd'hui, les élèves disposent de trois heures hebdomadaire " d'enseignement de détermination " : langue vivante 2, sciences économiques et sociales, langues anciennes, arts plastiques... Avec la réforme, la langue vivante 2 serait intégrée au tronc commun et les lycéens devraient opter pour deux " enseignements d'exploration " de 1h30 chacun, facilitant l'orientation. Si les contenus de ces enseignements restent encore à définir, ce changement aurait des conséquences non négligeables : certaines matières, enseignées jusqu'ici en " enseignement de détermination ", verraient mécaniquement leurs heures divisées par deux, passant de trois heures à 1h30. L'Association des professeurs de sciences économiques et sociales a dénoncé le projet du ministère, qui réduit selon elle l'enseignement de l'économie au rang de simple "accessoire".
Dans la future classe de première, environ 60 % des enseignements seraient dispensés en tronc commun. Les élèves de série scientifique, littéraire et économique seraient ainsi regroupés pour suivre leurs cours de français, de langues vivantes, d'histoire-géographie, d'éducation civique, d'EPS et l'accompagnement personnalisé. De quoi faciliter " l'acquisition d'une culture commune ", selon le ministère, mais aussi de rationaliser les classes, et de rendre la première moins spécialisée, et donc plus propice aux réorientations. La filière littéraire sera centrée sur l'apprentissage des langues, mais pas seulement. Un enseignement des " grands enjeux du monde contemporain " y sera introduit, tandis qu'un nouveau programme d'histoire géographie, plus " tourné vers la préparation à l'enseignement supérieur, sera mis en place en classe terminale ". L'année du Bac serait, elle, plus spécialisée, avec la mise en place de nouvelles spécialités : " informatique et société du numérique " en S ; sciences sociales, économie approfondie ou mathématiques appliquées en ES ; mathématiques appliquées, grands enjeux du monde contemporain, langues vivantes et langues anciennes et arts en L.
Des stages passerelles d'une durée de deux semaines permettront aux élèves de première qui le souhaitent de changer de voie ou de série. Ils seront accordés sur décision du conseil de classe et assurés par des enseignants volontaires. Un tutorat sera assuré par des enseignants ou conseillers principaux d'éducation volontaires, afin d'accompagner l'élève tout au long de son parcours.
Deux heures d'accompagnement personnalisé seront dévolues à l'ensemble des élèves. Intégrée dans l'emploi du temps, cette plage horaire sera encadrée par les enseignants, qui recevront " dès 2010 une formation spécifique à l'utilisation de ce nouveau temps pédagogique ". Comme l'a confirmé jeudi Luc Chatel, l'utilisation de ces heures sera laissée au libre arbitre du conseil pédagogique de l'établissement. Celui-ci en définira notamment le contenu (soutien scolaire, perfectionnement, apprentissage de méthode de travail, aide à l'orientation)... Surtout, cette autonomie accrue des établissements devrait être étendue à l'ensemble des heures effectuées en groupe (modules, travaux personnels encadrés... ). Un texte réglementaire devrait ainsi venir préciser le rôle du conseil pédagogique, afin de lui donner plus de pouvoirs en la matière. De nouvelles marges de manoeuvres saluées par l'Unsa-SE et le Sgen CFDT, mais dénoncée par le Snes-FSU (majoritaire), qui veut un cadrage national du ministère. Autre inconnue : quelles disciplines verront leurs horaires diminuer ? Pour l'heure, la rue de Grenelle avance avec prudence, désireuse de ne pas heurter de front les lobby disciplinaires. Réponse au début du mois de décembre.
SUD OUEST du vendredi 13 Novembre 2009
TRANSPORTS. Qui sont ces militants qui s'opposent farouchement à la ligne grande vitesse du tracé sud ? Ils ne désarment pas et font des élections régionales
un cheval de bataille
L'été dernier a été avalisé par le gouvernement le schéma de développement, proposé par le Grenelle de
l'environnement, de nouvelles lignes à grande vitesse. 2 000 kilomètres de voies neuves sont concernés, dont une grande partie dans notre région. Et, presque à la surprise générale, des voix se
sont élevées pour s'opposer à ce projet censé dégager le ciel et les routes. Qui sont ces anti-LGV ? Il y a quinze jours, ils étaient plus de 10 000 à manifester dans les rues de Bayonne. Du
jamais-vu dans la ville du roi Léon. Et les réunions publiques dans le Sud-Gironde font toujours le plein.
Article complet : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/767971/mil/5354264.html Auteur : JACKY SANUDO
Source : SUD OUEST du vendredi 13 Novembre 2009
Tags : saint jean d'illac ; illac2014 , illac ; martignas ; mérignac ; aquitaine ; gironde ; lgv
TRANSPORTS. Qui sont ces militants qui s'opposent farouchement à la ligne grande vitesse du tracé sud ? Ils ne désarment pas et font des élections régionales un cheval de bataille
L'été dernier a été avalisé par le gouvernement le schéma de développement, proposé par le Grenelle de l'environnement, de nouvelles lignes à grande vitesse. 2 000 kilomètres de voies neuves sont concernés, dont une grande partie dans notre région. Et, presque à la surprise générale, des voix se sont élevées pour s'opposer à ce projet censé dégager le ciel et les routes. Qui sont ces anti-LGV ? Il y a quinze jours, ils étaient plus de 10 000 à manifester dans les rues de Bayonne. Du jamais-vu dans la ville du roi Léon. Et les réunions publiques dans le Sud-Gironde font toujours le plein.
Certains ne voient en eux que des « nimbys », ces « ronchons » qui ont adopté la position éthique et politique qui consiste à ne pas tolérer de nuisances dans leur environnement proche. D'autres les soupçonnent de vouloir revenir à l'âge des diligences, d'être des apôtres de la décroissance, des altermondialistes allant à l'encontre de la modernité...
« Ces qualificatifs utilisés par ceux qu'on gêne sont un moyen d'éluder le débat. Je ne suis pas technophobe mais technocritique. Il y a des limites au progrès si on ne fait plus cas de l'humain. Il faut savoir s'arrêter. Trois heures entre Paris et Bordeaux, c'est bien suffisant. Pourquoi lancer un projet pharaonique et ruineux pour gagner 50 minutes ? » s'interroge le chercheur Simon Charbonneau, un des chefs de file du mouvement.
« Machine arrière »
L'auteur de « Résister pour sortir du développement » avance un coût de 15 milliards d'euros pour la totalité du projet. « Je sais bien qu'il a été acté, mais cela ne signifie pas que c'est fait. La mobilisation continue contre ces cabinets d'études qui marchent à fond et ces ingénieurs et politiques qui manquent de bon sens. On espère que l'État fera machine arrière, car la banqueroute le guette », affirme-t-il.
Victor Pachon, instituteur à la retraite de Mouguerre, est à la pointe du combat en Pays basque. Là, peut-être plus qu'ailleurs, ils sont nombreux à espérer que tout n'est pas joué. « Que les choses soient claires : nous ne sommes pas hostiles au ferroviaire. Le fret et les TER (merci la Région) tissent du lien social, pas les TGV. Ces derniers sont un plus pour les grandes villes qui ont pour rêve l'Eurocité. Elles veulent attirer toutes la matière grise avec leurs aéroports, autoroutes et gares TGV. Ces cités du tertiaire grandissent en nous aspirant. Bref, le TGV assèche la province », clame-t-il.
Depuis 1992, il est à la tête du Cade (Coordination des associations de défense de l'environnement), qui regroupe 43 associations. Sa connaissance des dossiers en fait un adversaire convaincant et redouté. La majorité des rapports sur le sujet, français et européens, sont passés entre ses mains. « C'est simple, lors des réunions dans les villages, 90 % des documents que j'utilise pour mon diaporama proviennent de RFF (Réseau ferré de France) et de la SNCF », assure le bretteur. Des documents qui le confortent dans l'idée que « la priorité n'est pas de créer de nouvelles voies mais de moderniser l'existant ».
Selon lui, la LGV est source d'usure du matériel, d'effondrements de lignes et de consommation supérieure. Il dit que la vitesse sera de toute manière limitée à 220 km/h. Victor Pachon égraine un chapelet d'arguments et dénonce « l'arrogance de RFF et la Région ».
Remonté comme une pendule, il n'a pas hésité à organiser des référendums sur le sujet dans les communes basques. Il assure des participations dignes de municipales et indique que plus de 90 % des participants se sont prononcés contre la LGV. « On trouve chez nous des nonmilitants, des élus de droite, de gauche, des abertzale. Même le PNV (Parti nationaliste basque) nous soutient alors qu'il est l'initiateur du projet TGV au sud », poursuit Victor Pachon.
Jean-Louis Laduche, maire d'Ascain (sans étiquette, ex-divers droite), fait partie des 29 élus du Pays basque qui étaient présents à la manifestation du 17 octobre. Il en était même un des organisateurs. « Je suis une puce dans cette affaire, mais je ne veux pas y perdre mon âme. Si le tunnel de 10 kilomètres sous la Rhune est construit, j'irai porter ma démission de président de Natura 2000 à Bruxelles. » L'édile, pompier professionnel, souhaite une nouvelle expertise du projet qui confirmerait ce qu'a déjà annoncé en 2006 le cabinet suisse Citec, contacté à la demande des opposants. À savoir, des aménagements minimes sur les voies existantes permettraient d'absorber le trafic actuel et à venir. Un nouveau débat technique s'est tenu le 6 novembre, à la Communauté de communes Sud Pays basque. L'idée d'une action en justice a germé chez les élus.
« Des milliers d'électeurs »
Plus au nord, c'est une manifestation qui est annoncée à la gare de Langon, le 28 novembre. Denise Cassou, enseignante retraitée, sera en tête de cortège. La présidente de LEA (Landes Environnement Attitude) mène la fronde dans le Sud-Gironde. « Avec 600 millions d'euros investis, la Région va s'endetter pour quarante ans. Ceci pour un projet qui va à l'encontre de l'aménagement du territoire avec des gares excentrées, comme celle prévue à Mont-de-Marsan, pas vraiment judicieuses pour le bilan carbone », dit-elle.
Aujourd'hui, les anti attendent avec impatience la publication des listes pour les Régionales. « Nous savons qui est pour et contre la LGV. Et nous saurons dire non pas pour qui voter mais contre qui. L'associatif représente des milliers d'électeurs et les candidats feront bien de s'en méfier », avertit Victor Pachon.
À 65 ans, le sénateur socialiste landais Jean-Louis Carrère a décidé de ne pas se représenter à la Région. Encore un temps vice-président de la collectivité, chargé des infrastructures, il a toujours été en première ligne sur le dossier LGV.
« Sud Ouest ».
Quelle image avez-vous de ces personnes qui vont contre le projet que vous portez ? Jean-Louis Carrère. Parmi eux, il y a des gens sincères de grande qualité. Ma porte leur est toujours ouverte. J'ai travaillé avec eux à tous les stades du débat public. Le problème, c'est que l'opposition à la LGV se cristallise au Pays basque et on se demande le fond des choses. J'ai du respect pour une manifestation de 10 000 personnes à Bayonne. Mais dans celle-ci, il y a la carpe et le lapin. On y retrouvait des élus UMP, des Verts, des écolos, des associatifs... Involontairement, j'ai l'impression qu'ils défendent des intérêts contraires à leurs idéologies propres.
Que proposez-vous à ces opposants à de nouvelles lignes ?
Leurs arguments ne sont pas secondaires. Il faut que nous prenions en considération les vraies questions qu'ils nous posent et essayer d'apporter les vraies réponses. Je veux qu'on les entende sur l'aspect financier, les nuisances actuelles et futures, le trafic qui ne justifierait pas de nouvelles voies. Mais qu'ils arrêtent d'aller contre le développement et de s'opposer à la grande vitesse par principe. Je leur propose de faire ensemble le cahier des charges de la LGV. Vérifions à chaque phase que nous sommes dans l'épure. Si ce n'est pas le cas, comme nous ne sommes pas des dogmatiques, on pourra renoncer.
Quelle est votre divergence principale ?
Nous sommes pour le développement, pas eux. Bien que souvent d'essence verte ou autre, ils s'opposent aux autoroutes et je le comprends, ils s'opposent au routier, je le comprends, mais qu'ils s'opposent au ferroviaire, là, je ne les suis plus. C'est une prise d'otage. La grande vitesse permet, entre autres, de faire passer du fret sur les voies existantes et sur les voies créées. Mon argument majeur est de leur dire : « Ne laissons pas le sud de l'Aquitaine, et Euskadi en particulier, à l'écart du progrès. » Il y a des enjeux énormes, et ce serait terrible d'être contraints de passer par le Béarn et Saragosse pour rejoindre Madrid et tout l'ouest de l'Espagne. Il y a urgence. Si on ne continue pas le processus, on peut se retrouver en 2016 avec la nécessité absolue de faire quelque chose. Et dès lors, il faudra attendre 2030.
Les associations disent qu'elles vont peser sur les élections régionales.
Cela vous inquiète-t-il ?
Cette forme de protestation est initiée par des personnes dont certaines siègent près de moi au Conseil régional. Elles ont un intérêt politique à se séparer de nous au premier tour pour faire le meilleur score possible. Mais il est dangereux de faire de la politique politicienne sur des grands projets de développement comme celui-ci. Ce sont des attitudes inconséquentes par rapport à l'intérêt général.

Les appels du pied répétés de la majorité n'auront pas suffi. Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a tranché mardi en faveur des socialistes qui exigeaient depuis juillet dernier la poursuite de la procédure visant à créer une commission d'enquête parlementaire sur les sondages commandés par l'Elysée. Une demande qui répondait aux «interrogations» formulées par la Cour des comptes, dans son premier rapport annuel, sur l'important budget alloué par l'Elysée aux enquêtes d'opinion. En 2008, son montant s'est en effet élevé à 3,28 millions d'euros. Le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Christian Frémont, a de son côté révélé mi-octobre, lors de son audition devant l'Assemblée, que le spécialiste des sondages Pierre Giacometti bénéficiait d'un contrat de 43 500 euros mensuels avec l'Elysée et le politologue Patrick Buisson d'un contrat de 10 000 euros par mois.
Le président de l'Assemblée nationale a justifié sa décision par l'absence de poursuite judiciaire en cours. C'est maintenant à la commission des lois de l'Assemblée de «vérifier les conditions requises» pour la création d'une telle commission et de «se prononcer» sur son «opportunité», a-t-il expliqué.
Alors que Michèle Alliot-Marie s'était opposée à la création d'une telle commission, le président du Palais Bourbon a jugé que l'objection de la ministre de la Justice n'était pas un motif d'irrecevabilité. Cette dernière avait en effet estimé que le pouvoir de contrôle du Parlement s'exerçait sur l'action du gouvernement, et non sur celle de la présidence de la République. Un tel contrôle, étant selon elle, inconstitutionnel. «Les nouvelles dispositions de la Constitution et du règlement de l'Assemblée nationale rendent quasi automatique la constitution d'une commission d'enquête, sauf opposition d'une majorité des trois cinquièmes des membres de l'Assemblée», lui a rétorqué mardi Bernard Accoyer. Et d'ajouter : «Il n'est pas d'usage que l'exécutif fasse des remarques sur la façon dont le Parlement doit se saisir de telle ou telle question !»
Selon lui, la commission présidée par Jean-Luc Warsmann (UMP) pourrait statuer d'ici «deux semaines». Trois options sont envisagées : une approbation de la demande socialiste, un rejet ou une modification de son «périmètre», ce qui reviendrait, de facto, à vider la commission d'enquête de sa substance. Cette dernière hypothèse est considérée comme un scénario assez probable selon des sources parlementaires, alors que le patron des députés UMP Jean-François Copé s'est opposé au principe de cette commission d'enquête.
«Il faut avoir une lecture suffisamment large pour ne pas circonscrire les droits du Parlement en matière d'investigation», a conclu Bernard Accoyer, qui n'a «pas le sentiment que l'exécutif soit embarrassé par ce problème». Pourtant, la première secrétaire du parti socialiste Martine Aubry et le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault ont affirmé mardi craindre que la majorité ne «triture» le texte PS sur la création d'une commission d'enquête parlementaire, dans l'objectif de la vider de toute efficacité.
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a quant à lui déploré «l'agitation politicienne» autour de
cette affaire. «Certains socialistes ont un peu la mémoire courte», a-t-il affirmé. Et d'ajouter : «Je me souviens d'une époque où pour un sujet autrement plus grave, (l'affaire de l'attentat
contre le Rainbow Warrior, ndlr), où il y avait quand même mort d'homme, le président François Mitterrand, l'Elysée avaient indiqué qu'il n'était pas question qu'une commission d'enquête
parlementaire interfère sur la politique menée par l'Elysée».
Source le figaro.fr le mardi 10 novembre 2009
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Charles Pasqua a été condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate. Crédits photo
: AFP
MÉRIGNAC, TRAVAUX. La requalification de la place Charles-de-Gaulle prend tournure. Les arbres qui longeaient l'avenue de l'Yser ont été abattus hier. Un nouveau visage se dessine.
Campé devant le chantier, les bras croisés, Adolphe Brié assiste un brin dépité à l'arrachage des tilleuls de l'ex-future place du marché, entre l'église et l'avenue de l'Yser. « Et dire que je me suis marié il y a cinquante-sept ans dans cette église. À l'époque, elle était bordée de platanes. Je ne sais pas où la mairie veut en venir mais je regrette déjà l'atmosphère du vieux bourg d'autrefois. Tout le monde se connaissait. Aujourd'hui, banques et agences immobilières ont remplacé les commerces de proximité. C'est bizarre », lâche cet ancien de Mérignac.
article complet : http://www.sudouest.com/gironde/actualite/rive-gauche/article/757303/mil/5310671.html
auteur : olivier delhoumeau
Source : SUD OUEST | Mardi 03 Novembre 2009
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ECONOMIE. Dans le contexte de crise économique, le pin massivement abattu par Klaus, représente une « bouffée d'oxygène » pour le port de Bayonne
Le passage de Klaus a jeté au sol voire haché menu 40 millions de m³ de bois. C'était le 24 janvier. Au printemps, quand se sont ouvertes les premières aires de stockage l'objectif - irréaliste - des professionnels était de parvenir à en entreposer 10 millions.
On est très loin du compte. Henri Emmanuelli, qui n'est pas le moins informé, estimait la semaine dernière à 1,3 million de m³ la quantité stockée, soit même pas le tiers de la capacité des aires.
La catastrophe perdure dans le massif mais s'accompagne, comme toujours en pareil cas, de quelques bénéfices secondaires. Un exemple du côté de Bayonne et son port.
Le long du port Saint-Bernard, rive droite, les monceaux de bois dominent l'Adour. Amoncellement colossal de troncs charriés par grues et engins. « Ce sont uniquement des pins tombés pendant la tempête du 24 janvier », indique Pascal Marty. En flux continu, ils arrivent par la route des Landes voisines, pour prendre la mer. Les victimes de Klaus offrent une charpente inattendue à l'activité portuaire. Providentielle, même : « Sans ce bois, 2009 aurait été une année difficile », convient le directeur des ports de Bayonne et Saint-Jean-de-Luz.
Pour ce dernier, « le trafic du bois permet de cacher les difficultés des entreprises habituelles du port ». Pas plus que d'autres secteurs, elles n'ont échappé à la crise. Concrètement, ce « trafic » exceptionnel pèse 500 000 tonnes. Cela depuis le mois de mars. Sur un volume d'activité annuel de 4 millions de tonnes de marchandises.
Chute des prix
« Chaque mois, détaille Pascal Marty, 60 000, voire 70 000 tonnes partent d'ici. » La structure du Conseil régional gérée par la Chambre de commerce et d'industrie locale enregistre 800 000 euros de droits de port directement générés par l'afflux surnaturel de bois. « Les droits de port constituent pour nous l'essentiel des revenus. Sur l'année écoulée, nous allons enregistrer 6 millions d'euros. » Autant dire que pour le port de Bayonne, « le bois de la tempête est une bonne nouvelle dans un contexte économique difficile ». Son directeur décrit « une bouffée d'oxygène ».
Cette respiration a des mécanismes simples. Grossièrement résumés par la loi de l'offre et de la demande. Les chablis de Klaus ont gonflé les stocks de bois, saturé le marché et fait chuter les prix. Selon le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, la tonne ne coûte plus que 2 à 15 euros, en fonction de la qualité. Contre 30 à 35 pour le bois d'oeuvre avant Klaus. Une affaire pour les industriels. Ils passent commande en masse et rencontrent les sylviculteurs contraints de brader pour écouler leurs stocks.
800 000 tonnes en 2010
L'essentiel part vers l'Europe du Nord et l'Allemagne. Cette dernière dévie « 80 % du trafic ». « Ce bois sert pour le chauffage. Ces pays le transforment en granulat qui sert de combustible. » Au facteur chute des cours, il faut ajouter de moindres coûts d'affrètement des bateaux. Le fret maritime souffre de la crise économique, moins de bateaux circulent, les coûts d'affrètement baissent : CQFD.
Outre cette conjoncture, Pascal Marty revendique la « grande réactivité » du port local. « Nous avons mis en place une cellule spéciale à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI), dès fin janvier. On s'est mobilisé pour rencontrer sylviculteurs d'un côté et industriels de l'autre. Mais aussi les autres professionnels concernés, comme les manutentionnaires. »
Aujourd'hui, le directeur se félicite des investissements réalisés « depuis douze ans » pour aménager la plateforme de Saint-Bernard.
La tonne de bois retrouvera un jour son juste prix. Et cette activité providentielle s'infléchira. Mais le directeur pense en « pérenniser » une partie. Et l'exceptionnel a, selon lui, porté une lumière positive sur l'habituel. « Nous avons prouvé notre efficacité dans cette situation de crise. On ne travaillera pas éternellement sur de tels volumes, mais les entreprises ont vu que le système fonctionne, que le bateau peut être efficace et compétitif. »
Pour l'heure, la manne du bois fera encore le miel du port. Pour 2010, les projections portent sur 800 000 tonnes de pins.
Claude Lévi-Strauss dans son bureau du Collège de France - AFP/Joël Robine
Né "par hasard" en Belgique de parents français le 28 novembre 1908, son oeuvre avait été célébrée il y a un an presque jour pour jour, notamment à l'Académie française dont il avait été le premier anthropologue à devenir membre ainsi qu'au musée du quai Branly. Il avait également fait son entrée en mai 2008, année de ses 100 ans, dans la prestigieuse collection de la Pléiade. Car il a exercé une influence décisive sur les sciences humaines dans la seconde moitié du XXe siècle, en fondant la pensée structuraliste.
Philosophe de formation, Claude Lévi-Strauss avait débuté sa longue carrière au Brésil, auprès de plusieurs populations indiennes, dont les Nambikwara, qui inspireront sa thèse. De ces premières enquêtes de terrain, qu'il ne renouvellera pas, il tire au début des années 1950 un travail théorique aboutissant au structuralisme. Cette nouvelle méthode d'analyse des différences de cultures révolutionne le travail anthropologique. Pour lui, les sociétés ne sont pas uniquement le résultat de leur histoire, du hasard ou de marqueurs biologiques. Il y a derrière les différences des peuples un ordre commun, des invariants qui trouvent leur source dans le fonctionnement de l'esprit. L'objectif de l'anthropologie devient alors l'identification de ces invariants dans les modes de vie (parenté, filiation) des populations, au travers de leurs mythologies ou des rituels. "Ces franges d'interférence", affirmait-il.
Claude Lévi-Strauss s'était fait connaître du grand public pour son admirable "Tristes Tropiques", publiée en 1955. De retour de nombreuses expéditions au Mato Grosso au Brésil et en Amazonie, il décide de rédiger une véritable oeuvre à la fois autobiographie, philosophique et ethnographique qui permettra de découvrir son travail au-delà de la seule communauté scientifique. Le succès public est au rendez-vous, également salué par de nombreux intellectuels. Cette oeuvre est considérée aujourd'hui comme l'un des grands livres du XXe siècle.
Son oeuvre a perdu aux yeux des intellectuels le lustre qu'il avait il y a vingt ans. Les anthropologues français et étrangers y font pourtant référence en permanence, tant elle a secoué après-guerre leurs sciences humaines. L'interprète des grands mythes s'est ainsi affirmé comme le pourfendeur des théories racistes et le grand défenseur de l'harmonie entre l'homme et son environnement. Il a réussi à purger sa discipline des préjugés douteux issus du XIXe siècle. Pour lui, les peuples ne sont pas primitifs, ils sont tous modernes. Ses livres ont célébré la diversité des peuples, patrimoine construit par l'Humanité. De quoi forger un solide pessimisme dans un monde qui déjà à l'époque était gagné par la tentation de la globalité.
Avec la publication de son recueil d'Anthropologie structurale trois ans plus tard, il jette les bases de son travail théorique en matière d'étude des peuples premiers et de leurs mythes. Il ne cessera de les interroger comme un langage qui dit beaucoup des hommes. Claude Lévi-Strauss, professeur honoraire au Collège de France, a changé notre perception du monde en jetant les bases de l'anthropologie moderne et influencé des générations de chercheurs. En une trentaine d'ouvrages, il a littéralement proposé une appréhension nouvelle des mécanismes socio-culturels, en appliquant l'analyse structurale aux sciences humaines.
Silhouette élancée, lunettes d'écaille, cheveux prématurément blanchis, regard clair et pénétrant, Claude Lévi-Strauss était doté d'une grande présence et d'une toute aussi grande capacité d'écoute. D'une très intimidante timidité, ce mélomane et fou d'opéra, passionné par la civilisation japonaise, vivait à Paris dans un immeuble discret. Peu soucieux de postérité, il n'avait pas écrit de mémoires, mais s'était confié à Didier Eribon dans un livre-bilan remarqué, "De près et de loin".
Celui qu'on appelait le "spectateur dégagé", qui se tint à l'écart de mai 68 et se disait "vieil anarchiste de droite", assurait que la pensée de Jean-Paul Sartre "sentait le renfermé". Ce dernier craignait de son côté que la lecture de l'ethnologue n'aboutisse à un "renoncement de l'histoire". "Claude L.-Strauss", comme on disait aux Etats-Unis pour ne pas le confondre avec les "jeans", a été cité au début des années 80, après la mort de Sartre, comme "premier" intellectuel français dans un sondage.
Dans une des rares interviewes accordées ces dernières années, ce scrutateur avisé de lui-même et de son temps, attiré sur le tard par le bouddhisme, disait en 2005 : "nous allons vers une civilisation à l'échelle mondiale. Où probablement apparaîtront des différences - il faut du moins l'espérer (...). Nous sommes dans un monde auquel je n'appartiens déjà plus. Celui que j'ai connu, celui que j'ai aimé, avait 1,5 milliard d'habitants. Le monde actuel compte 6 milliards d'humains. Ce n'est plus le mien".
"Le traité de Lisbonne, dans son ensemble, n'est pas en contradiction avec l'ordre constitutionnel tchèque", a déclaré à Brno le président de la Cour
constitutionnelle, Pavel Rychetsky.
Le traité européen de Lisbonne entrera en vigueur le 1er décembre, maintenant que la République tchèque, dernier pays à devoir le faire, l'a ratifié, a annoncé, mardi 3 novembre au
soir, la présidence suédoise de l'Union européenne.
Le président tchèque, Vaclav Klaus, s'est en effet finalement incliné. Après avoir obtenu les garanties qu'il demandait – que les Allemands des Sudètes ne puissent réclamer des biens confisqués en 1945 – et quelques heures après le jugement de la Cour constitutionnelle tchèque, qui a estimé le traité de Lisbonne conforme à la loi fondamentale du pays, M. Klaus a annoncé avoir signé le traité européen.
Il ne manquait plus que la signature tchèque au traité, censé redessiner les institutions européennes et adapter leur fonctionnement à une Europe élargie à 27 Etats. Le traité de Lisbonne devait impérativement être ratifié par tous les pays de l'Union pour entrer en vigueur.
"NOUS AVONS ÉCHAPPÉ AU PIRE"
"Après une longue odyssée, le traité de Lisbonne a atteint son port d'attache", a déclaré le gouvernement suédois après la ratification de M. Klaus. "La bonne nouvelle aujourd'hui, c'est que le dernier obstacle avant la finalisation du traité de Lisbonne a désormais été levé", a de son côté déclaré José Manuel Barroso, président de la Commission européene.
Le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche, a également salué la signature du traité de Lisbonne par le président tchèque Vaclav Klaus. Parlant devant la commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale, M. Lellouche a déclaré pousser "un grand ouf de soulagement", en apprenant cette signature dont il avait pensé qu'elle interviendrait la semaine prochaine.
"On revient de loin […]. Nous avons échappé au pire, notamment à un référendum que nous promettaient les conservateurs britanniques", a-t-il dit. Il a rappelé que le processus de rénovation des institutions européennes durait depuis "une quinzaine d'années".
"UN BON JOUR POUR L'EUROPE"
"La décision du président Klaus marque une étape importante et historique pour toute l'Europe", a quant à lui déclaré Gordon Brown, premier ministre britannique, dans un communiqué. "Aujourd'hui est un jour où l'Europe regarde vers l'avant, où elle met de côté des années de divisions sur ses institutions, et agit pour prendre des mesures fortes et collectives sur les questions qui comptent le plus pour les citoyens européens : la sécurité, le changement climatique, les emplois et la croissance", a-t-il ajouté.
"C'est vraiment un bon jour pour l'Europe", a enfin estimé le ministre des affaires étrangères
allemand Guido Westerwell. "Je me félicite,
au nom du gouvernement allemand, du fait que le président Klaus a signé le traité de Lisbonne", a dit le chef de la diplomatie allemande.
Source : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters le mercredi 03 novembre 2009
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CAUDÉRAN. La modification de la section « Fauré » très critiquée
Le bus n° 16, qui va de Mérignac à la gare Saint-Jean n'est plus à une modification près. La dernière en date irrite particulièrement les Caudéranais. Pour cause : dans le futur plan de déplacements de Keolis, qui entrera en vigueur en février 2010, la ligne devient certes une « liane », c'est-à-dire un élément structurant du réseau. Ce qui est la moindre des choses pour un itinéraire emprunté par 3 000 voyageurs, le deuxième en termes de fréquentation derrière la ligne 9. Mais cette montée en grade se fait au prix d'un terminus à Mérignac-centre et non plus à Mérignac-Capeyron. Et donc de l'abandon en chemin de la section « Gabriel-Fauré » qui passe par la rue Capeyron et la rue Léon-Blum et ménage six arrêts, dont quatre à Caudéran.
« Or, ce secteur dessert de nombreuses copropriétés et beaucoup d'aides à domicile ou de femmes de ménage viennent y travailler », précise Jean Ducoulombier, secrétaire général du comité de quartier Caudéran-Centre. « Sans compter que la ligne dessert de nombreux établissements scolaires. Du coup, elle est très fréquentée entre 7 h 30 et 8 h 30 et 16 heures à 17 h 30 ». Les habitants l'ont d'autant plus mauvaise qu'ils n'ont appris la nouvelle qu'en se rendant à la réunion organisée par Keolis à Saint-Augustin, puisqu'il n'y en avait pas de spécifique pour Caudéran. Les solutions imaginées par le nouveau délégataire des transports urbains ne leur vont pas tout à fait.
Corol et citeis
Il s'agirait en l'occurrence d'un corol (bus transversal) entre Mérignac et le Parc des expositions et d'un citeis (navette de proximité) allant jusqu'au Tondu. Sauf que, pour le coup, les fréquences ne sont pas les mêmes : « Le citeis, c'est 30 minutes alors que le bus 16 passe toutes les 10 minutes », constate Jean Ducoulombier, qui pointe les « incohérences » dans la gestion de ce tracé : une prolongation jusqu'à Mérignac-Centre avait déjà dévié la ligne de Judaïque à la Croix blanche, en 2007, avant que le terminus soit à nouveau modifié au profit de Capeyron...
Au comité de quartier, c'est Nicole Drouillard qui s'est chargée de récolter les signatures de la pétition réclamant le maintien de l'actuel itinéraire « Gabriel Fauré ». 663 Caudéranais ont apposé leur paraphe. Le comité de quartier y a ajouté une lettre adressée au président de la CUB, aux maires concernés et au directeur de Keolis, critiquant cette « modification majeure ». Pour livrer le tout à la CUB, hier matin, en venant de Caudéran, Nicole Drouillard a mis 45 minutes en transports en commun.
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