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Interview de Philippe Koeberlé, adjoint au Maire chargé des Finances et de la
Planification
(extrait du site internet de la mairie de Martignas)
En entrant à la CUB, les Martignassais doivent-ils s'attendre à des augmentations d'impôts ou de
prélèvements ?
Non, bien sûr. Et pour une raison bien simple, c’est que les impôts ménages (taxes d’habitation et taxes foncières) restent perçus par la commune. Leurs taux sont décidés par le conseil
municipal. Les intercommunalités à Fiscalité Professionnelle Unique, comme la CUB, vivent des impôts économiques qui ont remplacé la taxe professionnelle (Contribution Economique des Entreprises,
Contribution foncière des entreprises).
Cela signifie qu’il n’y aura aucune augmentation d’impôts locaux, pour les ménages, provoquée par l’adhésion à la CUB, contrairement à une croyance très répandue, mais complètement inexacte. Au contraire, le TEOM, taux d’enlèvement des ordures ménagères de la CUB est plus bas que le nôtre, ce qui entrainera une diminution de cette taxe, pour les Martignassais.
Pour les entreprises, notre taux de Contribution Foncière des Entreprises est très voisin de celui de la CUB.
Quel sera alors l’impact fiscal de l'entrée de Martignas à la CUB ?
C’est très simple : au moment de l’adhésion, on calcule le montant des impôts transférés à la CUB. On calcule également le montant des charges transférées à la CUB (Voirie, déchets, transports
…). La différence est reversée soit par la CUB soit par la ville sous forme d’une dotation permanente. Donc, on ne perd strictement rien. Au contraire, la CUB reverse en plus à toutes les villes
une dotation de solidarité communautaire.
Communiqué du Maire de Martignas, Michel Vernejoul
(sur le site de la ville de Martignas)
Rappel des faits
Fin avril 2011, le Préfet avait présenté un « projet de rationalisation » de la carte des intercommunalités au sein du département,
prévoyant que Martignas intègre la Communauté Urbaine de Bordeaux élargie, devenant alors la « Métropole ».
Il avait alors laissé 3 mois aux Municipalités concernées pour se prononcer sur cette question cruciale.
En juin, par délibération, la Ville de Martignas avait émis un avis défavorable et demandé un moratoire lui permettant de faire un choix
pertinent et objectif entre les 2 options qui se présentaient à elle : l’intégration à la Communauté de Commune Cestas Canéjan ou à la CUB. La Ville souhaitait recueillir également l’avis des
Martignassais sur ce sujet avant toute décision.
La décision du 15 décembre 2011
Alors que le Premier Ministre avait décidé, dans son discours du 7 octobre à Richelieu, de « donner davantage de temps à la concertation
et ne pas s’enfermer dans des contraintes de calendrier », le Préfet a refusé d’accorder le délai supplémentaire demandé par la Ville.
Il a imposé sa décision d’achever son « schéma départemental » lors de la réunion de la Commission Départementale de Coopération
Intercommunale du 15 décembre. De fait, la Ville de Martignas, contrainte de se positionner, se voit rattachée à La Communauté Urbaine de Bordeaux conformément au schéma initial présenté par le
Préfet en avril 2011.
La position du Maire
« Je déplore l’empressement dont fait preuve le Préfet, M. Stéfanini, sur ce dossier. Il n’a pas tenu compte de notre démarche, pourtant
légitime, de vouloir étudier de façon comparative les deux hypothèses qui nous sont présentées.
Il nous prive de cette démarche, pourtant riche d’enseignements. Je rappelle en effet que la Ville de Martignas n’appartient aujourd’hui à
aucune intercommunalité : elle se doit donc d’étudier les deux options d’intégration.
Quel est l’outil qui rendra les meilleurs services aux Martignassais pour les 30 prochaines années ? Cette question mérite mieux qu’une
décision brutale et précipitée.
Si hier, une intercommunalité de proximité, à taille humaine, semblait évidente, aujourd’hui, face aux nouveaux enjeux que sont les
transports et les déplacements (essentiellement tournés vers la CUB), l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets, l’entretien des voiries, le développement économique, … il est légitime de
vouloir approfondir la question.
Les premiers éléments de comparaison dont nous disposons sont intéressants et nous confortent dans notre démarche. Ils montrent par exemple
que :
• pour la gestion des déchets, le taux de la CUB est inférieur de 2 points à celui des Martignassais ;
• côté déplacement, les tarifs des titres de transports sont moitié moins chers dans la CUB (le prix du trajet Martignas- Mérignac est
actuellement de 3,60€, alors qu’à l’intérieur de la CUB, quel que soit le trajet, avec la tickarte, le tarif est de 1,40€, quel que soit le trajet)
• l’entretien des voiries serait mutualisé, entraînant ainsi des économies d’échelle conséquentes ;
• par contre, les coûts liés à l’eau et l’assainissement sont légèrement plus élevés dans la CUB (3,16€ pour Martignas/St-Jean-d’Illac,
contre 3,47€ à la CUB) ;
• Enfin, contrairement aux idées reçues, une intégration à la CUB n’aurait aucun impact fiscal sur les ménages Martignassais. En effet,
c’est la Ville qui lève l’impôt portant sur les ménages (Taxe Foncière, Taxe d’Habitation). La CUB ne lève, quant à elle, que l’impôt économique (ex-Taxe Professionnelle).
L’analyse de ces 1ers éléments confirme la pertinence de notre choix de faire une évaluation comparée. C’est pour affiner cette
étude que nous avions demandé un délai supplémentaire de 6 mois.
Le Préfet l’a refusé.
Il va donc prendre l’arrêté de périmètre, suite au vote à la majorité par la CDCI, d’ici fin décembre. De notre côté, notre position
définitive par rapport à cet arrêté devra être prise dans le courant du 1er semestre 2012.
Malgré le choix du Préfet, j’ai décidé d’aller au bout de notre étude. Comme je m’y suis engagé, nous poursuivons notre démarche : réunions
de travails avec les élus et les techniciens, comparaison des coûts, information et concertation des Martignassais.
Ainsi, dès que l’ensemble des éléments comparatifs et aboutis seront connus et définitifs seront connus, nous les diffuserons auprès de la population à travers les médias, le magazine municipal, le site internet et des réunions publiques se tiendront à compter de mars. »
DOSSIER INTERCOMMUNALITE
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MARTIGNAS FONDE SA DECISION SUR
DES REALITES ECONOMIQUES ET SOCIALES…
SAINT JEAN D’ILLAC CONTINUE DE S’ENFERMER
DANS UNE POSTURE IDEOLOGIQUE.
Le Journal Sud-Ouest titre ce jour : « MARTIGNAS REJOINDRA LA CUB EN 2012 » et sous-titre « c’est le choix de Martignas ». Le Maire de cette commune, Michel VERNEJOUL,a pris une décision en cohérence avec les réalités économiques et sociales faites de liens d’attractivité réciproques entre Martignas et les autres communes périphériques de la CUB (St médard-en-Jalles, le Haillan, Mérignac, Bordeaux).
Depuis 2009, je répète inlassablement que ce dossier Intercommunalité ne doit pas se situer sur un terrain politique mais s’appréhender à partir des liens économiques et sociaux déjà existants entre les territoires. Sur ce fondement, ma position a évolué depuis l’élection Municipale de 2008. J’ai la conviction qu’il existe un Projet alternatif à celui d’un rattachement de Saint Jean-d’Illac à la communauté de communes Cestas-Canéjan, pour accélérer la modernisation de notre commune. Après le choix de Martignas, le Maire de Saint-Jean d’Illac est désormais isolé dans ce projet idéologique ; les deux autres Groupes représentés au Conseil Municipal, dont Je suis, ont une approche plus réaliste sur ce sujet. Probablement la même qui a amené le Maire de Martignas à prendre une décision cohérente pour l’avenir de sa commune.
Et pourtant, rappelons-nous les paroles du Maire début 2011 : extrait du site internet de la mairie (je cite) :
« la nouvelle équipe municipale élue de 2008 a affiché sa volonté de bâtir une interco « des landes de Bordeaux » avec Saint Jean d’Illac, Cestas et Canejan… ;…« nous sommes attachés aux caractéristiques « périurbaines » de notre territoire, qui ne correspondent pas à celles d’une Métropole »… ;… « nous estimons que l’évolution de notre ville doit aller dans le sens d’un regroupement à dimension humaine »… ;… « la première de mes préoccupations reste de ne pas accroître la pression fiscale, et notamment celle des ménages ».
A propos de la procédure imposée par la réforme territoriale et le schéma du Préfet, il écrivait encore : (je cite) : « Les délais imposés jusqu’au 31/12/2011 sont insuffisants pour pouvoir traiter sérieusement un dossier complexe et stratégique pour nos populations. Ce n’est pas sérieux ! »…
Le Maire de Saint Jean d’Illac utilise les mêmes arguments pour justifier son Projet, niant totalement les réalités économiques et sociales entre notre territoire communal et les communes périphériques situées dans la CUB. L’avenir de notre commune est pourtant tourné vers la CUB pour entrer dans la modernité de la future métropole.
Après une longue période de réflexion sur ce sujet complexe, le Maire de Martignas a pris une décision courageuse alors que, non loin de là, les arguments de Jacques FERGEAU s’écroulent.
Monsieur le Maire, votre décision de rattacher notre commune à CESTAS-CANEJAN n’a pas de cohérence dans ses dimensions économiques, sociales et des transports. Vous engagez notre commune dans un chemin qui va ralentir à terme son développement à cause de moyens financiers mutualisés trop limités de ce probable territoire administratif.
Fabrice Guillemet
Le dernier Conseil municipal de l'année a eu lieu lundi soir et, bien qu'il fût long (trois heures) et très chargé (29 points à l'ordre du jour), il a été calme et constructif. Sur les 16 points nécessitant un vote, seuls trois n'ont pas été adoptés à l'unanimité. Les décisions modificatives (une abstention et six contre) ont amené quelques discussions. Il s'agissait d'effectuer des transferts de crédits du budget 2011 pour la déchetterie, l'extension du groupe scolaire Jacques-Prévert au Las, et des intérêts courus non échus. « Nous aimerions savoir où se trouve la déchetterie, questionne Hervé Seyve (opposition). Et quelle est la position de Martignas vis-à-vis de la CUB ? »
Réponse de Patrick Babayou, adjoint aux finances : « Saint-Jean-d'Illac a fait le choix de lancer l'opération Déchetterie pour couvrir les besoins des Illacais et éventuellement l'ouvrir aux Martignassais. Le terrain est celui situé entre les deux villes et son acquisition a été votée en Conseil municipal. »
Jacques Fergeau, le maire, complète : « Nous faisons la déchetterie car nous voulons qu'elle soit prête pour 2014. Ensuite, suivant la décision prise par Martignas, nous aviserons. »
Concernant la mise à jour pour l'école Jacques-Prévert (six abstentions), Hervé Seyve et Michel Gien trouvent le coût très élevé (4 843 264,42 €), sachant que le coût moyen d'une classe en Gironde est de 400 000 euros. « Il y a eu une commission d'appel d'offres, souligne le maire, et le choix a été fait par l'ensemble des personnes concernées (parents d'élèves, personnels, enseignants...). Je vous rappelle que dans le prix il y a aussi les travaux de rénovation de l'ancien bâtiment. » Parmi les nombreux points adoptés à l'unanimité, le Contrat Enfance Jeunesse, avec la mise en place prochaine d'un guichet unique grâce à l'arrivée d'une personne du Relais d'assistantes maternelles.
Espace Laugey de Mongran
Fabrice Guillemet a fait part de ses inquiétudes face à la venue de nouveaux habitants et à la limite d'accueil des structures. Un appel d'offres a été lancé pour l'extension du centre de loisirs et la majorité espère son ouverture à la rentrée 2012. Dominique Beyran, adjoint au développement durable, a présenté le plan de gestion pour le lancement de l'étude de l'espace naturel Laugey-de-Mongran, un site de 30 hectares dont 19 de plan d'eau, présentant une biodiversité importante, et qui pourrait devenir un espace détente et loisirs. Le Conseil s'est terminé par plusieurs questions écrites d'Hervé Seyve auxquelles le maire a répondu avant de clore la séance.
Michèle Ganet
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Sudouest.com le Mercredi 12 octobre 2011 0 Par Olivier delhoumeau |
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Mérignac
Les questions financières ont copieusement occupé les débats du Conseil municipal, lundi soir. Deux sujets en particulier.
Le premier porte sur l'ouverture d'une ligne de trésorerie auprès d'un établissement bancaire. Son montant : un million d' euros. La collectivité entend, grâce à cette mesure, se donner un peu de souplesse en attendant le versement des loyers et subventions dus entre 2011 et 2012.
Pour Fabrice Guillemet (Modem), elle témoigne surtout des « mensonges » et autres « contradictions » de la majorité. « Vous avez hérité d'une situation saine et vous n'avez de cesse de prendre des mesures qui génèrent une explosion des dépenses. »
Lesquelles auraient augmenté de 32,5 % en trois ans, passant de 6,90 millions en 2008 à une prévision de 9,14 millions pour 2011. Le meilleur indicateur serait fourni par la hausse de 40 % des charges de personnel.
Loyers impayésL'élu du Modem stigmatise la politique de fuite en avant de la majorité : « Vous rejetez vos propres erreurs sur les autres et appelez à l'aide les banques pour boucler les fins de mois. » Le conseiller municipal dénonce encore la montée des recettes publiques via l'impôt. En atteste la hausse de la taxe sur les ordures ménagères en 2009 de 11,36 % à 12,04 %. Elle ne serait selon lui qu'un début. En première ligne, le maire socialiste Jacques Fergeau et son adjoint aux finances Patrick Babayou justifient cette ligne de trésorerie en listant les aides et loyers dus et non payés à ce jour : 300 000 euros de la CAF, 300 000 au titre du fonds de compensation de la TVA…
Cerise sur le gâteau, le ministère de la Défense ne paie plus le loyer de la gendarmerie depuis janvier 2011. « Vous comprenez aujourd'hui pourquoi nous étions opposés à son financement par la commune. On est en train de devenir le banquier de l'État », peste le maire. Le montant des impayés atteint 100 000 euros. Autre mauvaise nouvelle, d'après les estimations de l'État, les recettes au titre de la taxe professionnelle vont décliner de 500 000 euros entre 2011 et 2012.
Au sujet de la ligne de trésorerie Jacques Fergeau assure : « On ne l'utilisera que pour pallier les retards de remboursement. C'est une sécurité que l'on se donne. » Mais l'argument ne convainc pas son adversaire centriste : « Votre problème n'est pas celui des recettes mais bien des charges. » Sans surprise, l'opposition n'a pas suivi la majorité sur ce point.
Des exonérationsLe Conseil s'est également divisé sur la question de la taxe d'aménagement, un nouveau dispositif censé remplacer la taxe locale d'équipement. L'opposition a porté l'essentiel de ses attaques sur le choix d'un taux maximum à 5 %. « Alors que nous avions la liberté de voter entre 1 et 5 % », selon Fabrice Guillemet. L'opposition y voit l'aveu indirect d'un accroissement des impôts locaux dans le budget 2012. Elle en appelle donc à la maîtrise de la dépense de fonctionnement.
Patrick Babayou a salué avec ironie l'analyse prospective de ses contradicteurs. De son côté, le maire a mis en avant l'équité sociale de sa mesure. Ainsi, la taxe d'aménagement ne s'adressera pas aux Illacais déjà installés, mais seulement aux nouveaux arrivants. Les habitants de logements sociaux en seront exonérés. Les logements d'une superficie inférieure à 100 mètres carrés et les entreprises bénéficieront quant à eux d'un abattement de 50 %. Ce faisant, ils ne paieront que 2,5 % au lieu de 3 % (taux actuel de la taxe locale d'équipement). L'édile a rappelé enfin que Saint-Jean n'était pas la seule ville à avoir opté pour les 5 %. Et de citer Arcachon, Lège-Cap-Ferret, Gujan-Mestras, Lanton, Andernos…
Après avoir longtemps mouliné, la calculette du directeur financier de la mairie prédit une recette annuelle proche de 140 000 euros pour la taxe d'aménagement.
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Sudouest.com le 13.10.2011 Par Olivier delhoumeau |
Mérignac
Le sujet est sorti du bois lundi soir, en marge du Conseil municipal, lors des questions diverses. Fabrice Guillemet (Modem) avait à l'évidence plusieurs interrogations à faire remonter auprès du maire. Parmi ses préoccupations : la découverte d'un site aménagé à proximité de la Sablière, dans le quartier du Las.
Cette parcelle a fait l'objet d'un déblaiement de terre pour y accueillir des gravats concassés de bâtiments. En se rendant sur place, l'élu centriste a surtout remarqué l'absence de panneau indiquant une autorisation d'aménagement ou de permis de construire. Et celui-ci de s'interroger sur la légalité de ce chantier en pleine nature.
Matériaux concassés
Jacques Fergeau confirme. « Effectivement, la mairie a été avertie de l'existence d'un dépôt de matériaux à cet endroit, le 2 août dernier. La police municipale s'est rendue sur place le jour même, mais elle n'a vu aucun camion », assure-le maire.
Un rapport est néanmoins rédigé, qui confirme l'existence des dépôts. Le propriétaire du terrain, Jean-Marc Grégoire, dirige la société Aquitaine énergie exploitation forestière. Il est invité à se rapprocher des services municipaux pour se mettre en conformité.
Le 5 août, Jacques Malateste, conseiller municipal délégué aux travaux, se déplace à son tour au Las. Il constate lui aussi la présence de gravats concassés, de bois, de verre, de fer et de fils électriques.
Parallèlement, le directeur des services techniques de la Ville repère un camion transportant des matériaux identiques. Interpellé, le chauffeur déclare que les produits déposés proviennent de l'exploitation de concassage ADP. Spécialisée dans la collecte, la récupération et le traitement des déchets industriels, cette société est également dirigée par Jean-Marc Grégoire.
Le camion de 30 tonnes est finalement verbalisé. En outre, la mairie ordonne la suspension des dépôts jusqu'à régularisation de la situation.
Prenant acte, l'entrepreneur visé a réalisé depuis des démarches dans ce sens. Une demande de déclaration préalable a été effectivement déposée. Elle vise un projet de création d'une plate-forme en cailloux dédiée au stockage du bois avant sa transformation. Mais à ce jour, le dossier est toujours en instruction à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Des pièces manquantes ont été versées ultérieurement.
Des copeaux de bois
Quelle que soit l'issue, Jean-Marc Grégoire plaide sa bonne foi. « Ce terrain m'appartient. Je ne savais pas qu'il fallait une déclaration préalable pour raser de l'herbe et mettre ces matériaux. C'est une friche de la tempête de décembre 1999. Je n'ai pas voulu forcer le passage. La preuve, seuls 2 000 mètres carrés ont été remaniés sur les 4 hectares de terrain. »
En l'occurrence, la plate-forme est censée recevoir des souches d'arbres. Après broyage, les copeaux de bois seront utilisés pour alimenter un nouveau type de chaufferie biomasse. Smurfit Kappa, le groupe Gascogne ou encore Veolia figurent parmi les clients de l'entreprise illacaise.
« Je vais régulariser, assure le dirigeant. Et s'il faut tout enlever, je le ferai. Je ne suis pas à ça près. Mais une chose est sûre, je ne suis pas un criminel. En revanche, si l'affaire doit se régler devant les tribunaux, je saurai me défendre. »
Sudouest.com
Lundi 18 juillet 2011 à 06h00
Par Olivier delhoumeau
Le rapport annuel est tombé. En 2010, le poids total des déchets récupérés à Saint-Jean-d'Illac atteint 5 600 tonnes pour 6 600 habitants. Ce volume global rassemble les ordures ménagères, les déchets issus du tri sélectif (papier, carton, verre…), les végétaux ainsi que la catégorie des déchets industriels banals (DIB).
Plusieurs indicateurs témoignent de signes encourageants. Ainsi le pourcentage de refus diminue de 2 %. De la même manière, le volume des ordures ménagères enregistre une baisse de 90 tonnes. Cette tendance pourrait s'expliquer par une meilleure prise en compte du tri sélectif. Globalement, les Illacais se classent parmi les bons élèves de Gironde.
Pour autant tout n'est pas rose, en particulier sur le plan financier. Le coût de la collecte et du transport accuse par exemple 24 % de hausse en l'espace d'un an. Le surcoût dépasse 54 000 euros.
D'après le rapport, la progression des dépenses de collecte est due essentiellement au changement des tarifs du nouveau marché passé avec la société Veolia propreté.
Clause de révision
Lors du dernier Conseil municipal, ce fait n'avait pas échappé à Fabrice Guillemet. « Après une année 2009 à l'équilibre, le compte de 2010 se solde par un déficit. Et je m'interroge pour 2011. Le contrat signé avec Veolia propreté comporte-t-il une clause de révision indexée sur les tonnages ou s'agit-il d'un contrat à prix forfaitaire ? ».
Sa question était restée sans réponse, les élus de la majorité étant incapables d'apporter une lecture détaillée du contrat. « On va se renseigner et on reviendra vers vous », avait lancé Dominique Beyrand, adjoint en charge du développement durable.
Sans nier le problème, le maire Jacques Fergeau met tout d'abord l'accent sur l'amélioration qualitative de la prestation rendue. Surtout depuis le dépôt de bilan de la société Challenger, titulaire du marché de la collecte sélective jusqu'en 2009. « On a dû stopper le contrat pour des raisons sanitaires. »
Il n'empêche. Après le déficit enregistré en 2010, l'édile reconnaît qu'un nouvel exercice négatif se profile pour 2011. Va-t-il se traduire par une augmentation de la TEOM (taxe d'enlèvement des ordures ménagères) en 2012 ? La question ne se pose pas en ces termes. Pas dans l'immédiat. « Saint-Jean-d'Illac, Cestas, Canéjan et Martignas disposent à l'heure actuelle du même prestataire, Veolia propreté. Plutôt que d'agir chacun de son côté, nous avons décidé de lancer un appel d'offres mutualisé à l'échelle des quatre communes », argumente le maire. Les volumes à traiter seront de ce fait plus importants. Et les candidats potentiels sur la ligne de départ peut-être plus nombreux. Les quatre municipalités espèrent ainsi faire baisser les prix, tout en conservant une prestation comparable. « L'appel d'offres groupé sera lancé en septembre. Le marché entrera en vigueur au 1er janvier 2012 », indique le maire.
Fréquence de passage
Depuis 2009, la commune de Saint-Jean est découpée en trois zones de collecte. Les déchets ménagers (bacs verts) sont ramassés deux fois par semaine. Les déchets à trier (bacs jaunes) ne le sont qu'une fois. La renégociation prochaine mettra-t-elle en balance une réduction de la fréquence de passage pour les bacs verts ?
Jacques Fergeau ne ferme pas la porte : « Il y aura une réflexion à avoir », dit-il. Qui s'inscrira en marge des préoccupations liées à la démarche d'Agenda 21.
Sudouest.com
Jeudi 14 juillet 2011
Par Olivier delhoumeau
Quel sera l'emplacement de la déchetterie commune à Saint-Jean-d'Illac et Martignas-sur-Jalle ? La réponse se précise.
Lundi soir, en marge du débat sur la nouvelle carte intercommunale du préfet (notre édition d'hier), les élus ont longuement devisé sur l'acquisition d'une parcelle forestière, raccordée à la route départementale 211 (avenue de Martignas).
La délibération visait à autoriser le maire à acheter ce terrain au prix fixé par le service France Domaine, soit 20 000 euros (1 euro le m²) pour une surface de 20 000 m².
Premier à réagir, Fabrice Guillemet (Modem) a réclamé deux choses : l'historique des démarches entreprises sur ce projet et le montage global du financement. « Concrètement, qui va payer et quel sera le montant de la participation de Martignas ? »
Une noria de camions
Sur le premier point, la réponse n'est pas venue de la majorité mais des rangs de l'opposition. Armand Loubiat, par ailleurs président de la DFCI locale, s'est chargé de rappeler les épisodes précédents.
L'histoire commence en septembre 2009 lorsque la Ville se positionne sur un terrain de 15 000 m² bordant la station d'épuration. Montant de la transaction : 4 000 euros (1). Un an plus tard, le Conseil délibère favorablement sur un autre site de 35 000 m², voisin du centre technique municipal et de la déchetterie actuelle. Le prix de vente grimpe à 428 000 euros. Pourquoi cette différence ? Parce que le foncier n'est pas classé en terre agricole mais en zone industrielle.
Armand Loubiat énumère tous ces faits à dessein. « Quelle est la logique de votre démarche ? Et surtout, quel est le bien-fondé de cet achat à la charge du contribuable ? », poursuit-il à l'adresse du maire, soulignant le peu d'empressement de Martignas à verser sa contribution financière.
L'élu de l'opposition est contre cette implantation. « Car elle entraînera une noria de camions supplémentaires dans le centre bourg afin d'assurer le transfert des déchets collectés. » Ultime argument, le terrain se trouve en zone rouge du PPRIF (plan de prévention des risques d'incendie de forêt). « Le règlement interdit toute construction », assène-t-il.
Ouverture courant 2012
L'adjoint aux finances, Patrick Babayou, et le premier magistrat se répartissent les réponses. « La parcelle n'étant pas encore acquise, il n'existe pas pour l'instant de montage financier », se hasarde Jacques Fergeau… sans convaincre. Il va plus loin : « Notre commune achètera seule les 2 hectares, puis engagera la réalisation d'une déchetterie modulaire. Martignas nous rejoindra lorsqu'elle se sentira prête ». En clair, le projet connaîtra plusieurs phases de travaux. L'ouverture de la partie illacaise interviendra, si tout va bien, courant 2012. Compte tenu des maladies qui attaquent le bois, cette zone forestière sera coupée jusqu'à la station d'épuration. Voilà pour la problématique zone rouge.
Que deviendront les autres surfaces acquises ? Elles constitueront des réserves foncières. L'espace jouxtant le centre technique servira à la réhabilitation de ce dernier. Autre piste évoquée par l'édile : la création d'une nouvelle caserne pour les pompiers, celle du centre-ville datant de 1953. La troisième cible sera dévolue à l'extension de la station d'épuration.
(1) La collectivité n'a pas encore acheté cette parcelle mais devrait le faire dans les prochains mois.
Sudouest.com
Mercredi 13 juillet 2011
Par Olivier delhoumeau
Le maire PS Jacques Fergeau rejette la décision du préfet, prise sans concertation avec les collectivités. Photo O.D.
( Delhoumeau Olivier)
Le Conseil
municipal avait jusqu'au 13 août pour émettre un avis sur le projet de schéma départemental de coopération intercommunale de la Gironde. Un document dans lequel le préfet préconise la création
d'une métropole comprenant la CUB et sept autres communes, dont Saint-Jean-d'Illac, Martignas-sur-Jalle, Canéjan et Cestas. Le débat a eu lieu lundi soir, juste avant la trêve estivale.
« Une posture politicienne »
En entrant dans la salle, les groupes de la minorité découvrent avec surprise une lettre imprimée sur papier glacé. Celle-ci expose sur quatre pages la ligne de conduite du maire. L'opposition qui réclamait de longue date la tenue d'un débat « sérieux et constructif » sur l'intercommunalité, y voit une provocation. Une de plus. Plus loin dans la discussion, Michel Gien dénonce pêle-mêle la « posture politicienne » du premier magistrat, son « vœu » sorti du chapeau lors d'une séance précédente (1), et l'utilisation « d'une vieille méthode de fausses informations avec la communication qui va avec. »
Face aux attaques, le maire PS Jacques Fergeau fait front, expliquant que le groupe majoritaire a répondu au-delà de ses obligations en matière d'information. Il cite la réunion de la commission intercommunalité du 23 juin, puis celle de l'ensemble des commissions le lendemain. Elles constituent à ses yeux des preuves suffisantes.
Pour le reste, l'édile ne déroge pas à l'idée d'une intercommunalité à quatre, avec Cestas, Canéjan et Martignas-sur-Jalle. Rappelant qu'elle a reçu, en 2006, l'aval de la CDCI (Commission départementale de coopération intercommunale) présidée par le préfet.
« Il s'agit, dit-il, d'un projet de territoire cohérent, à dimension humaine. Nous avons repoussé l'échéance de l'intégration à quatre au 1er janvier 2012 car les services de l'État n'étaient pas en mesure de simuler les impacts financiers liés à la double réforme des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle. »
Et d'ajouter : « D'ailleurs, ils ne sont pas plus capables de le faire aujourd'hui. Malgré les promesses du mois d'avril, ces chiffres ne tomberont pas avant octobre ou novembre. »
Sur la forme, le maire dénonce la « décision unilatérale » de l'État. « Elle ne correspond pas à notre projet politique. » Lier le destin de Saint-Jean à celui de la métropole reviendrait, selon lui, à se priver de toute marge de manœuvre : « Que vaudrait notre voix au milieu d'une centaine ? Notre commune affiche une superficie de 12057 hectares, soit l'équivalent de Bordeaux, Mérignac et Martignas réunies, ou des onze communes cubistes de la rive droite. Si l'on intègre la métropole, où croyez-vous que l'on installera les équipements dont personne ne veut ? »
Maîtrise du développement
De son côté, Fabrice Guillemet (Modem) avoue ne pas avoir un avis très tranché sur la question. « Même si mes arguments faisant référence aux intérêts communautaires des deux constructions (métropole et CdC à quatre) me font pencher davantage pour une adhésion volontaire et négociée à l'aire de la métropole de Bordeaux. »
Il réfute en tout cas l'idée selon laquelle la ville perdrait la maîtrise de son développement au sein d'une CUB redimensionnée. « Depuis votre élection, les promoteurs immobiliers Pichet et Domofrance ont déjà la main sur Saint-Jean. La CUB n'y est pour rien. » Idem pour le choix du terrain de la nouvelle déchetterie. « Nous allons devenir la poubelle de Martignas. Notre voisin n'a pas attendu non plus l'effet CUB pour augmenter les impôts de 8 %. »
L'opposition de droite souscrit en partie aux arguments du centriste. Michel Gien estime qu'une entrée dans la CUB permettrait une baisse de 32 % de la taxe des ordures ménagères.
Patrick Babayou, adjoint aux finances, conteste : « Vu le nombre de kilomètres à parcourir à Saint-Jean pour la collecte des déchets, ce ne serait pas moins 32 %. » Puis Jacques Fergeau feint de s'étonner de la volte-face des groupes minoritaires.
Lesquels, aux élections municipales complémentaires de décembre 2008, avaient plaidé pour une union avec Cestas, Canéjan et Martignas. « Contrairement à vous, nous refusons de rester arc-boutés sur une promesse politique prononcée dans un contexte fondamentalement différent. Nous acceptons de reconsidérer notre position. J'appelle cela de l'honnêteté intellectuelle et politique. »
(1) Ce vœu réaffirme, selon Jacques Fergeau, la non-pertinence de la proposition de l'État d'intégrer sept communes dont Saint-Jean à la métropole de demain.
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