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Les Français vont être dispensés de produire directement l'acte d'état civil exigé pour de nombreuses démarches, conformément à un décret paru samedi 12 février 2011 au Journal officiel qui institue une procédure de vérification par l'administration.
L’objet de ce décret est de « créer une procédure de vérification sécurisée des données à caractère personnel contenues dans les actes de l’état civil », selon ce décret du ministère de la Justice qui entre en vigueur le 1er mars.
« Il est souvent demandé aux usagers de produire un acte d’état civil à l’appui de leurs démarches administratives. L’objet du décret est de les dispenser de cette obligation en permettant aux administrations » de demander directement auprès des services d’état civil des mairies,« la vérification des données déclarées par les usagers », explique le ministère.
Vérification papier ou électronique – Cette vérification pourra s’effectuer par papier ou de manière électronique. Dans ce second cas, les démarches de l’administration devront être menées « dans des conditions qui garantissent l’intégrité, la sécurité et la confidentialité des échanges », selon le décret.
Les administrés devront être informés de toute démarche de vérification entreprise.Les notaires pourront également s’adresser aux services d’état civil des municipalités pour vérifier les données fournies par leurs clients.
Henri de Raincourt, ministre des Relations avec le Parlement, a laissé entendre mercredi que le mode de scrutin pour l’élection des futurs conseillers territoriaux pourrait être discuté dès l’examen du premier projet de loi réformant les collectivités, avant fin juin, à l’Assemblée nationale. Quatre textes législatifs traitent de la réforme des collectivités. Le premier, fixant à 2014 la fin des mandats des conseillers régionaux et généraux afin de permettre l’élection des futurs conseillers territoriaux, a été définitivement adopté par le Parlement en janvier dernier. Trois autres sont en attente : celui créant les conseillers territoriaux et réorganisant les collectivités territoriales a été voté en première lecture par le Sénat et devrait être débattu en mai par les députés. Les deux autres - l’un sur le mode d’élection des conseillers territoriaux, l’autre sur l’élection des conseils municipaux et des conseils communautaires des EPCI - n’ont pas encore été inscrits à l’ordre du jour des assemblées. « Le mode de scrutin, c’est moins long à discuter que la répartition des compétences », a indiqué M. de Raincourt devant l’Association des journalistes parlementaires. « Le gouvernement a fait des propositions qui sont discutées », a-t-il indiqué en référence à l’idée d’un scrutin majoritaire à un seul tour (avec dose de proportionnelle) préconisée par l’exécutif mais refusée par la majorité. « Le gouvernement a répondu qu’il était ouvert à toute proposition sur le sujet. On peut même imaginer qu’à l’occasion du débat » créant les conseillers territoriaux, « il y ait des amendements émanant de parlementaires qui fassent des suggestions », a-t-il ajouté. Car « certains parlementaires veulent se saisir » de ce premier projet de loi « pour que l’on aborde la question du mode de scrutin. Je peux comprendre cette situation », a-t-il souligné. Réunis en séminaire, mardi au Sénat, pour préparer les élections cantonales et sénatoriales de 2011, les sénateurs UMP ont souhaité « sortir de l’incertitude » sur la réforme des collectivités afin qu’elle aboutisse « rapidement ». Pour sa part, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, est « très réservé » sur le mode de scrutin à un seul tour. Plaidant pour un scrutin à deux tours et interdisant les triangulaires, il a prévenu que le débat sur cette question restait « ouvert »
auteur : p.Jan
source : droitpublic
Le Sénat a fortement encadré, le 3 février, la fusion des départements et des régions, rendue possible par le projet de réforme des collectivités, en rendant obligatoire son approbation par les conseils généraux ou régionaux et les populations concernées.
Les sénateurs ont voté à l’unanimité, moins la voix contre de la centriste Catherine Morin-Dessailly, deux amendements en ce sens de Michel Charasse (RDSE, à majorité radicaux de gauche) au projet de loi examiné en première lecture.
Concernant la fusion des départements, l’amendement énonce :
A la demande de leurs conseils généraux, des départements formant un territoire continu peuvent être regroupés en un seul. En cas de délibérations concordantes de l’ensemble des conseils généraux intéressés, le gouvernement ne peut donner suite à la demande qu’avec l’accord des personnes inscrites sur les listes électorales des communes appartenant à ces départements.
Le projet de loi originel du gouvernement donnait notamment la latitude au gouvernement d’imposer une fusion.
Les départements, c’est de la porcelaine et on ne peut pas y toucher sans précaution. Le maintien du département doit rester la règle, sa suppression et sa fusion l’exception, a plaidé M. Charasse. A gauche comme à droite, les sénateurs se sont retrouvés pour critiquer le projet du gouvernement que la commission des Lois à majorité UMP avait déjà commencé à encadrer.
Jean-Pierre Chevènement (RDSE) a dénoncé la volonté du gouvernement de faire disparaître à terme les départements et en encourageant les fusions, d’ouvrir la voie au régionalisme ou à un certain
ethnicisme. Il faut le respect des libertés locales et du suffrage universel, donc que les assemblées locales et le peuple (…
soient consultés, a demandé Jean-Pierre Sueur (PS). Alain Fouché (UMP) a réclamé également une consultation des populations, l’accord des
départements mais aussi de limiter les pouvoirs des préfets. Françis Grignon (UMP) s’est réjoui de l’amendement Charasse. Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe CRC-SPG (communistes et
Parti de Gauche) s’est élevée contre le projet global du gouvernement, l’explosion de l’organisation territoriale actuelle. Seule Mme Morin-Dessailly a soutenu le
texte du gouvernement, jugeant que l’amendement Charasse complique la donne.
Les sénateurs ont par ailleurs entériné un nouvel article introduit par la commission des Lois du Sénat (article 13 bis) qui permet aux régions de « demander par la loi » à fusionner avec les départements qui la composent.
Le Sénat devrait achever la première lecture de la réforme des collectivités dans la nuit de jeudi à vendredi.
source:la gazette de scomunes
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La Martinique et la Guyane se sont prononcées par référendum pour la création d’une collectivité
unique fusionnant les compétences du département et de la région. Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l’Intérieur, 68,3% des électeurs martiniquais et 57,49% des
Guyanais ont répondu favorablement à la question : « Acceptez-vous la création d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en
demeurant régie par l’article 73 de la Constitution ? » Cela signifie qu’au lieu d’être gérées par un conseil régional et un conseil général, ces régions mono-départementales françaises
seront bientôt gérées par une seule collectivité, au lieu de deux. La participation a été plus faible que lors du vote du 10 janvier qui avait vu une large majorité d’électeurs rejeter la
perspective d’une autonomie accrue (voir notre article en lien ci-dessous). Elle a été de 35,8% des inscrits en Martinique et 27,4% en Guyane. Dans un communiqué, le président de la République
« se réjouit du choix des Guyanais et des Martiniquais » et « considère que la question institutionnelle est désormais tranchée dans ces deux territoires ». Il a salué
« ce choix, qui place la Guyane et la Martinique en avance sur la métropole, allant un pas plus loin que la réforme des collectivités locales actuellement en examen au Parlement ».
Cette réforme prévoit la création de conseillers territoriaux siégeant au conseil régional et au conseil général. Il appelle donc chacun, comme il l’a rappelé lors de ses vœux à la France
d’Outre-mer le 19 janvier dernier, « à se concentrer dorénavant sur la question du développement économique endogène pour que ces deux départements puissent tirer le meilleur de leur
formidable potentiel ». La collectivité unique devrait se mettre en place d’ici à deux ans, selon la ministre de l’Outre-mer, qui est chargée de rédiger avant fin 2010 une loi ordinaire
arrêtant la composition de la nouvelle assemblée, le nombre d’élus, le découpage des circonscriptions, le corps électoral, etc. En vue de préparer cette loi, le gouvernement lancera prochainement
une concertation avec les élus de Martinique et de Guyane.
auteur : p.Jan
source : droitpublic
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Les électeurs de Martinique ont dit non à 78,9% à une autonomie accrue dimanche lors du referendum organisé par le gouvernement à la demande des élus, selon les chiffres définitifs diffusés lundi matin par le ministère de l’Outre-mer à Paris.
Le taux de participation a été de 55,35%.
Sur 159.248 suffrages exprimés, 125.633 se sont prononcés pour le non et 33.615 pour le oui.
Il y a eu 164.206 votants pour 296.675 électeurs inscrits.
De leur côté, les électeurs de Guyane ont dit non à 69,8%.
Dans un communiqué, le président de la République avait pris acte un peu plus tôt de "la réponse négative claire que les électeurs ont apportée à la question posée ce 10 janvier, en écartant l’institution en Martinique et en Guyane d’une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution.
Cette consultation, organisée par le Gouvernement, faisait suite à la demande des élus régionaux et départementaux de Martinique et de Guyane qui ont souhaité, en 2009, la transformation de leur département en collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution.
Cet article permet, comme à Saint-Martin ou en Polynésie française, de doter la collectivité territoriale d’institutions spécifiques et de pouvoirs normatifs propres.
Conformément à ses engagements, le Président de la République consultera à nouveau les électeurs, le 24 janvier prochain, sur la création en Martinique, ainsi qu’en Guyane, d’une collectivité unique demeurant régie par l’article 73 de la Constitution et exerçant les compétences actuellement dévolues au département et à la région.
auteur : p.Jan
source : droitpublic
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Le 29 décembre 2009, le Conseil constitutionnel, par sa décision n° 2009-599 DC, a statué sur la loi de finances pour 2010 dont il avait été saisi par plus de soixante députés et par plus de soixante sénateurs. Les requérants contestaient la réforme de la taxe professionnelle à laquelle se substitue notamment une contribution économique territoriale. Ils contestaient également des dispositions relatives à la contribution carbone, au régime fiscal des indemnités journalières d’accident du travail, à la majoration de la taxe intérieure de consommation applicable aux carburants et à l’extension du revenu de solidarité active à certains jeunes de moins de vingt-cinq ans.
En premier lieu, en ce qui concerne l’institution de la contribution économique territoriale, le Conseil a rejeté l’ensemble des griefs formés par les requérants. D’office, il a seulement censuré, comme contraire au principe d’égalité, le régime particulier pour les titulaires de bénéfices non commerciaux (BNC) réalisant moins de 500 000 euros de chiffre d’affaires et employant moins de cinq salariés.
En deuxième lieu, le Conseil a jugé que l’importance des exemptions totales de contribution carbone étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture d’égalité devant les charges publiques. Par voie de conséquence il a censuré l’ensemble du régime relatif à cette contribution (articles 7, 9 et 10).
Enfin, le Conseil a rejeté l’ensemble des autres griefs dirigés contre la loi de finances pour 2010 mais a censuré d’office trois dispositions qui n’avaient pas leur place en loi de finances.
I - Suppression de la taxe professionnelle et institution d’une contribution économique territoriale.
La loi de finances supprime la taxe professionnelle pour la remplacer par une contribution économique territoriale, composée d’une cotisation foncière des entreprises et d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ainsi que par plusieurs impositions perçues au profit des collectivités territoriales. Le Conseil constitutionnel a notamment examiné les griefs dirigés par les requérants contre la contribution économique territoriale en général et contre la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises en particulier.
* La contribution économique territoriale (CET).
Le Conseil a rejeté les griefs des requérants dirigés contre le " nouveau ticket modérateur ". Celui-ci fait financer par les communes une part du dégrèvement sur la CET accordé à certaines entreprises. Cependant ce dispositif reprend un mécanisme de participation des communes, plus coûteux pour celles-ci, qui existe depuis plusieurs années. Il ne crée pas de rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques.
Le Conseil a également rejeté les griefs dirigés contre le mode de calcul de la " compensation relais " pour 2010. Celui-ci tient en effet compte des décisions prises par les collectivités territoriales. Il n’est pas davantage contraire à la Constitution.
D’office, le Conseil constitutionnel a censuré le régime particulier de CET applicable notamment aux titulaires de BNC employant moins de cinq salariés. Les titulaires de BNC employant plus de quatre salariés et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 euros payent une cotisation calculée sur la base de la seule valeur locative des biens passibles d’une taxe foncière. Au contraire, les mêmes contribuables employant moins de cinq salariés acquittaient une cotisation foncière comprenant, outre cette valeur locative, 5,5 % de leurs recettes. Le Conseil constitutionnel a jugé que cette règle en fonction du nombre de salariés conduisait à traiter différemment des contribuables ayant le même chiffre d’affaires et se trouvant dans des situations identiques au regard de l’objet de loi. Il a donc censuré le régime particulier applicable aux titulaires de BNC.
* La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).
Les requérants soutenaient que ce régime portait triplement atteinte au principe d’égalité devant l’impôt. Le Conseil constitutionnel a rejeté ces griefs. En premier lieu, la loi a pu mettre en place une progressivité de l’impôt dû par les entreprises sur la base du chiffre d’affaires. En deuxième lieu, elle a pu instituer deux taux différents de plafonnement de la valeur ajoutée servant d’assiette à la CVAE pour prendre en compte, en fonction du chiffre d’affaires, la situation particulière des activités à forte intensité de main-d’œuvre. En troisième lieu, elle a pu ne pas retenir le chiffre d’affaires consolidé par groupe mais imposer la valeur ajoutée de chaque entreprise établie dans la commune où le contribuable dispose de locaux ou emploie des salariés.
* La péréquation de la CVAE.
Le législateur a mis en place deux catégories de fonds régional et de fonds départemental de péréquation de la CVAE. Indépendamment d’une erreur rédactionnelle corrigée par la loi de finances rectificative également examinée par le Conseil le 29 décembre, le législateur a organisé de façon suffisamment claire l’articulation entre les deux catégories de fonds. Surtout ceux-ci respectent l’autonomie financière des collectivités territoriales. En effet les ressources perçues, non seulement par les communes, mais aussi par les départements et les régions sont déterminées à partir d’une part locale d’assiette. Il en va de même des ressources des fonds. Ces fonds assurent la mise en œuvre de la péréquation entre collectivités territoriales prévues à l’article 72-2 de la Constitution.
Au total, à la seule exception du régime particulier applicable à certains contribuables relevant des bénéfices non commerciaux (BNC), le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution l’ensemble des dispositions déférées relatives à l’institution d’une contribution économique territoriale. Il a notamment jugé que celle-ci ne porte pas atteinte à l’autonomie financière des collectivités territoriales ; les ressources propres de ces dernières demeureront supérieures à leur niveau de 2003, année de référence.
II - Contribution carbone.
L’article 7 de la loi instituait une contribution carbone. Les travaux parlementaires soulignaient que l’objectif de cette mesure est de " mettre en place des instruments permettant de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre " afin de lutter contre le réchauffement de la planète. Pour atteindre cet objectif, il a été retenu l’option " d’instituer une taxe additionnelle sur la consommation des énergies fossiles " afin que les entreprises, les ménages et les administrations soient incités à réduire leurs émissions.
Toutefois, les articles 7 et 10 de la loi instituaient des exonérations, réductions, remboursements partiels et taux spécifiques. Ainsi étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l’électricité, les émissions des mille dix-huit sites industriels les plus polluants, tels que les raffineries, cimenteries, cokeries et verreries, les émissions des secteurs de l’industrie chimique utilisant de manière intensive de l’énergie, les émissions des produits destinés à un double usage, les émissions des produits énergétiques utilisés en autoconsommation d’électricité, les émissions du transport aérien et celles du transport public routier de voyageurs. En outre, étaient taxées à taux réduit les émissions dues aux activités agricoles ou de pêche, au transport routier de marchandises et au transport maritime.
Ces exemptions auraient conduit à ce que 93 % des émissions d’origine industrielle, hors carburant, soient exonérées de contribution carbone. Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone. Celle-ci aurait donc porté essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l’une des sources d’émission de dioxyde de carbone. Pour les activités industrielles, ces exemptions n’étaient pas justifiées par le régime des quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne, ces quotas étant attribués à titre gratuit jusqu’en 2013.
Le Conseil a jugé que, par leur importance, les régimes d’exemption institués par la loi déférée étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques. Il a, par voie de conséquence, censuré l’ensemble du régime relatif à la contribution carbone (articles 7, 9 et 10 de la loi de finances).
III - Autres dispositions.
Le Conseil constitutionnel a rejeté l’ensemble des autres griefs des requérants dirigés contre l’imposition des indemnités journalières du travail (article 85), la majoration de la taxe intérieure de consommation (article 94) et l’extension du revenu de solidarité active (article 135).
D’office, le Conseil a censuré trois articles comme constituant des " cavaliers " budgétaires qui n’ont pas leur place en loi de finances : l’article 108 sur les conditions de consultation du comité des finances locales et de la commission consultative d’évaluation des normes, l’article 116 relatif à la dévolution du patrimoine monumental de l’État et de ses établissements publics aux collectivités territoriales volontaires et l’article 145 réformant le régime d’indexation des loyers.
source : cp conseil constitutionnel
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La dette publique de la France (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) atteignait le montant record de 1457,4 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, en hausse de 29,4 milliards en trois mois, a annoncé mercredi l’Insee.
Cette dette, calculée selon les critères européens de Maastricht, représentait ainsi fin septembre "approximativement" 75,8% du produit intérieur brut (PIB), soit 1,9 point de plus qu’à la fin juin, précise l’Institut national de la statistique.
D’après la loi de finances pour 2010, la dette publique, qui n’a cessé d’exploser sous le poids de la récession que vient de traverser la France et des mesures de relance adoptées pour y faire face, doit grimper jusqu’à 77,9% du PIB à la fin de l’année.
Le gouvernement tablait sur une dette à 84% du PIB pour l’an prochain, avant même de mettre sur le chantier son grand emprunt, qui devrait la faire monter encore d’environ un point.
Selon l’Insee, le surplus de dette enregistré au troisième trimestre sert essentiellement à financer le déficit budgétaire de l’Etat.
La contribution de l’Etat à la dette publique progresse ainsi de 23,4 milliards en trois mois, tandis que celle des administrations de sécurité sociale augmente de 5,9 milliards et celle des administrations publiques locales est en légère hausse, de 0,5 milliard.
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Dans un arrêt rendu le 23 octobre dernier, le Conseil d’État a annulé la circulaire du 7 janvier 2008 fixant les critères ouvrant la possibilité « d’une admission exceptionnelle au séjour » pour les salariés sans papiers. Le GISTI avait saisi le Conseil d’État au motif notamment du caractère discriminatoire d’un texte qui définissait une liste très restrictive de 35 métiers pouvant ouvrir des possibilités de régularisation aux ressortissants non-communautaires (à l’exclusion des Algériens et des Tunisiens) alors que les membres de l’Union européenne provisoirement soumis à une autorisation de travail (Roumains et Bulgares) bénéficiaient d’une liste beaucoup plus large de 150 métiers.
Voici les mesures adoptées en première lecture par les députés dans la partie recettes du projet de loi de finances (PLF)2010. LES PREVISIONS POUR 2010
Reuters
"Pour Alain Lambert, 'les fonctionnaires sont trop nombreux en administration centrale'. L'ancien ministre (UMP) du Budget accuse l'Etat d'alourdir les dépenses des collectivités territoriales. Et propose un taux unique pour la CSG.
La réforme des collectivités territoriales permettra-t-elle des économies ?
Oui, si elle réussit à clarifier les missions des différents échelons locaux. Actuellement, chacun d'entre eux cofinance les
mêmes projets, ce qui allonge les délais et surtout les coûts."
article complet : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/alain-lambert-qui-commande-les-elus-ou-les-fonctionnaires_824352.html
Auteur : Corinne Lhaïk
Source : L'EXPRESS.fr
Le Sénat examine le projet de loi organique détaillant la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), votée en 2008 pour aider à rétablir la confiance des Français dans la justice, mais qui a suscité de vives critiques de la profession et de l’opposition.
Définie dans ses grandes lignes par la réforme de la Constitution votée en juillet 2008 par le Congrès, la réforme met fin à la règle qui veut que la présidence du CSM revienne au président de la République et sa vice-présidence au Garde des Sceaux, au nom de la séparation des pouvoirs.
La formation compétente pour les magistrats du siège -qui jugent ou instruisent- sera ainsi présidée par le premier président de la cour de cassation, et celle s’occupant des magistrats du parquet - l’accusation- par le procureur général auprès de cette cour.
Mais surtout, la réforme stipule que les magistrats ne seront plus majoritaires au sein du CSM : ils deviendront minoritaires lorsque le Conseil statuera sur les nominations (7 magistrats et 8 personnalités extérieures), et siègeront à parité avec les non magistrats dans les formations disciplinaires.
L’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) voit là un "risque majeur de politisation des nominations" et une "reprise en main" de la magistrature.
Cette réforme est également dénoncée par le PS et le MoDem.
Sur les huit personnalités extérieures siégeant dans les deux formations du CSM, six seront nommées par le président de la République et par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Elles seront donc désignées "par des représentants de la majorité", souligne Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la Magistrature (SM, classé à gauche), déplorant une absence de "pluralisme", et voyant dans d’autres aspects du texte "une volonté d’asservissement" de l’institution judiciaire.
La Chancellerie garde par ailleurs la haute main sur les nominations des magistrats du parquet, soumises à un "avis simple" du CSM que le garde des Sceaux n’est pas tenu de suivre.
Un autre aspect important, plus consensuel, est la possibilité offerte aux justiciables de saisir le CSM d’une demande de poursuites disciplinaires à l’égard d’un magistrat.
S’ils sont très critiques du fond de la réforme, que le projet de loi organique ne peut qu’acter, les syndicats de magistrats se disent en revanche satisfaits des modifications apportées par le Sénat. "Bon nombre d’amendements sont conformes à ce que nous souhaitions", dit Christophe Régnard, président de l’USM.
La commission des Lois du Sénat a par exemple adopté un amendement, interdisant à l’avocat désormais membre du CSM de plaider pendant cette période, avant d’éviter les conflits d’intérêt.
Après son examen au Parlement, le projet de loi organique devra encore recevoir l’aval du conseil
constitutionnel, a souligné M. Lecerf. Le mandat des membres actuels du CSM arrive à échéance au printemps prochain.
source:p.jan
Le tableau de synthèse établi, par l’Insee permet de situer la fonction publique dans l’emploi
salarié. Dans une approche économique, les « administrations publiques » (au sens de la comptabilité nationale, incluant des organismes privés à financement public) emploient 6,088
millions de personnes en métropole et dans les départements d’Outre-mer. Dans une approche juridique, 5,268 millions d’agents travaillent dans la fonction publique stricto sensu en métropole,
dans les Dom, les Com et l’étranger, auxquels s’ajoutent 131 100 bénéficiaires de contrats aidés. Les définitions et les critères de dénombrement dans la fonction publique sont maintenant bien
établis. La fonction publique, emplois aidés compris, représente 21,1 % de l’emploi total (salariés et non salariés) en France. À côté de la fonction publique, des missions de service public
sont assurées par certains organismes publics qui ne font pas partie de la fonction publique, par des organismes privés financés par les collectivités publiques, ainsi que par des entreprises
publiques (La Poste, la SNCF, la RATP, EDF, GDF, Aéroports de Paris, etc.). Au total, ce périmètre hors fonction publique ne représente pas moins de 6,1 % de l’emploi total.
Importance de la FPT Au 31 décembre 2007, la FPT emploie 1,750 million d’agents sur emploi principal, hors bénéficiaires d’emplois aidés : les trois quarts travaillent dans les régions, départements et communes ; un quart dans les établissements publics administratifs locaux. La croissance de l’emploi public repose sur celle de la fonction publique territoriale : + 86 000 emplois en 2007, soit + 5,2 % (contre + 3,0 % en moyenne annuelle depuis 1996), dans un contexte de développement de certaines missions dévolues aux collectivités territoriales (loi de décentralisation du 13 août 2004). Alors qu’elle représente le tiers de l’emploi public en 2007, la FPT a absorbé à elle seule 65 % du solde net d’emplois publics créés depuis 1996. L’année 2007 a notamment été marquée par le transfert de 45 700 agents ouvriers et de service supplémentaires de la fonction publique de l’État vers les collectivités territoriales.
Ecarts de rémunération En 2007, la moitié des agents de la fonction publique de l’État perçoit un
salaire net mensuel inférieur à 2 063 euros, l’autre moitié recevant un salaire supérieur. Ce salaire médian dans la fonction publique de l’État est supérieur de 12 % à celui de la fonction
publique hospitalière ; il s’avère plus élevé d’un tiers par rapport à celui de la territoriale. Ainsi, en 2007, un agent de la fonction publique territoriale à temps complet a perçu en
moyenne un salaire net de 1 709 euros. Toutefois, il est important de noter, qu’à titre de comparaison un agent de la fonction publique de l’État a perçu en moyenne un salaire net moyen de 2 244
euros par mois, et un agent d’un établissement public de santé à temps complet a perçu en moyenne un salaire net de 2 159 euros.
source:p.jan
Les députés mènent à l’Assemblée un débat très politique sur le premier redécoupage électoral depuis 1986, au cours duquel 33 d’entre eux - 18 à gauche, 15 à droite - devront se prononcer sur la suppression de leur circonscription dès les prochaines élections législatives en 2012. L’Assemblée examine en effet le projet de loi autorisant la ratification d’une ordonnance du 29 juillet 2009 qui prévoit la création d’autant de nouvelles circonscriptions (33). Grande nouveauté, l’ordonnance prévoit pour la première fois 11 députés pour les Français de l’étranger (ils étaient 1,427 million au 31 décembre 2008 d’après le quai d’Orsay). En métropole, les 33 circonscriptions supprimées (trois à Paris et dans le Nord, deux dans le Pas-de-Calais, les départements les plus touchés) seront « fondues » dans des entités voisines, pour former de plus grands ensembles d’électeurs. Le secrétaire d’Etat aux collectivités locales, Alain Marleix, par ailleurs spécialiste UMP de la carte électorale, veut en effet « remédier aux écarts démographiques les plus importants entre les 577 circonscriptions législatives délimitées en 1986 sur la base d’un recensement datant de 1982 ». Il s’agit d’avoir en moyenne un député pour environ 125.000 habitants, à part dans certaines collectivités d’outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna, etc.) bien moins peuplées. « Pour être majoritaire dans cette assemblée, la gauche devra réunir 51,4% des voix, contre 50,4% aujourd’hui. Ce sont les fondements de la démocratie qui sont en cause », réagit Bruno Le Roux, député PS de Seine-Saint-Denis, expert de la carte électorale. « Si l’on avait appliqué le découpage qui nous est proposé, le groupe UMP aurait obtenu 20 sièges supplémentaires en 2007, tandis que les autres groupes auraient tous été perdants », a affirmé le député de Seine-Saint-Denis en commission des lois le 6 octobre à l’Assemblée. « Les comparaisons auxquelles vous vous livrez sont des comparaisons de deuxième tour. Or en 2007, près de 100 députés ont été élus dès le premier tour. Dès lors qu’un cinquième de la représentation nationale est ainsi élu, ce type de comparaison est impossible », lui a répondu Alain Marleix. Il a déjà prévenu les députés : « La question qui vous est posée ne porte évidemment pas sur le tracé de telle ou telle circonscription, surtout s’il s’agit de votre propre secteur d’élection ». Certains élus entendent malgré tout déposer des amendements le 13 octobre avant l’examen du texte en séance publique. source
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